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LA GUERRE D'ORIENT.
m.
Toi, femme des sérails qu'un caprice fait reine,
Descends du piédestal où ton maître l'enchaîne
Pour mieux t'asservir à sa loi.
Des droits les plus sacrés, femme, deviens jalouse;
Tu n'étais qu'une esclave ; à présent, sois épouse ;
Debout, femme, relève-toi.
Le cœur décline et meurt sous des lois lyranniques ;
Jette au loin les atours, les voiles impudiques,
Stygmates de la volupté ;
Quitte ces murs dorés d'où le progrès te chasse ;
Au foyer de famille, enfin, reprends ta place,
Et marche dans ta dignité.
Des plus hautes vertus n'es-tu pas le symbole ?
Tout ce qui souffre a droit d'entendre ta parole.
Consoler, pardonner, chérir,
C'est ta tâche ici-bas ; faite pour la tendresse,
N'as-lu pas de tes fils à guider la jeunesse
Et l'infortune à secourir ?
Et vous, hommes du nord, aux esprits poétiques,
Aux cœurs grands, généreux, aux instincts magnifiques,
Par la servitude avilis,
A vous régénérer la liberté s'apprête.
Vous pouvez aujourd'hui vers Dieu lever la tête ;
Par nous vous êtes ennoblis.
Vos fils ne seront plus les fils de l'esclavage,
Traînant des jours sans but, transmettant d'âge en âge
Des fers méprisés en tous lieux ;
Affranchis désormais, peuple grand, peuple libre,
Ils sauront comme nous, quand au cœur l'honneur, vibre,
Que tout homme ost enfant de Dieu.
Qu'ils viennent dans nos murs : la science y ruisselle,
Et, comme Prométhéc arrachant l'étincelle
A mille soleils ignorés,