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                    RÉPONSE A M. l.ABlili ROUX.                      243

vous ferai remarquer que si les auteurs en question ont dit un
cirque OU un théâtre, ce qui est bien différent, c'est qu'ils
ignoraient complètement ce que c'était que ces ruines. Pour moi,
je ne me suis pas contenté de dire que ce pourrait bien être
les restes d'un cirque ou d'un théâtre : j'ai prouve que c'était
un théâtre, par des descriptions écrites et gravées. Voilà
pourquoi l'invention m'appartient et n'appartient qu'à moi, au
point de vue de la publicité, quoi qu'en puisse dire M. Roux.
   Mon contradicteur tient beaucoup à me mettre en flagrant
délit de plagiat (ce qui, par parenthèse, n'est pas très-charitable
de la part d'un prêtre) ; mais s'il tient à me convaincre de ce
crime, je ne tiens pas moins à m'en disculper. Vous m'excuserez
donc si je reviens encore sur ce sujet. Page 514, M. Roux me
reproche d'avoir pillé M. de Boissieu (toujours M. de Boissieu .'),
M. Comarmond, M. d'Aigueperse. Je ne puis rien répondre â
l'accusation en ce qui concerne les deux premiers, à propos des-
quels on n'articule aucun fait. Quant à M. d'Aigueperse, c'est
différent : « Ce dernier (dit M. Roux), qui, dans ses Nouvelles el
« dernières recherches sur Lunna, met en lumière les preuves
« de l'antiquité de la carte de Peutinger, par cette circonstance
« qu'on y voit figurer des villes ensevelies par le Vésuve en 73
« (lisez en l'an 79) de Jésus-Christ, n'aura pas été très-agréable-
« ment surpris de voir son travail reproduit à peu près texluelle-
 « ment, sans qu'on ait daigné dire où on l'avait pris. »
   A cela je réponds que M. d'Aigueperse ne peut pas avoir la
prétention d'avoir découvert la préface que l'illustre Mannert a
placée en tête de son édition de la Table de Peutinger, et que
j'ai pu, sans lui faire de tort, emprunter à celte préface, que

ravise. Ce n'est plus dans ce volume, où il semblait l'avoir vu, que le
renseignement se trouve ; d'après le tirage à part de son factum, que mon
libraire vient de m'envoyer, c'est dans les manuscrits deDuVerdier; seu-
lement il a oublié de nous dire où sont ces fameux manuscrits qui doivent
me ravir l'honneur d'avoir le premier décrit le théâtre de Moind. J'aurais
une belle occasion de lui rejeter à la face les reproches de manquer de
loyauté, etc., qu'il m'adresse si gracieusement! Je me contenterai de le
mettre au défi de produire le passage de Du Verdier dont il parle. Sa
réponse donnera la mesure de sa bonne foi.