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                        BIBLIOGRAPHIE                      207

d'Attichy, la consacre solennellement. Qu'on se figure une
vaste nef, longue de quatre-vingts mètres, et, sur les côtés,
neuf chapelles somptueuses. Là, chacun briguait l'honneur
et le privilège d'avoir un sanctuaire privé, et de creuser,
sous les dalles de l'église, un tombeau pour les siens et
pour soi-même : aussi, les caveaux étaient-ils fort nom-
breux et le pavé couvert presque en entier de plaques tumu-
laires. Là encore se trouvaient érigées plusieurs confréries
également recommandables et florissantes, celle du Royaume
de Notre-Dame d'août, celle de la Santé, et celle de la Pureté
de la Sainte-Vierge.
   Cependant, l'éclat extraordinaire de la maison de Lyon,
sa haute réputation de sainteté, et le savoir de ses religieux,
avaient bien vite attiré sur elle l'attention des pays d'alen-
tour. Nombre de villes avaient sollicité la fondation d'un
couvent dans leurs murs, et ainsi, peu à peu, divers
essaims étaient allés porter, loin de la ruche maternelle,
l'exemple bienfaisant de leur travail et de leurs vertus.
   La Province lyonnaise, laquelle venait, dans l'ordre, im-
médiatement après celles de Tours, de Paris et de T o u -
louse, comptait en 1629 quatorze couvents en pleine pros-
périté. Voici le nom de ces monastères : celui de Greno-
ble, le plus ancien de tous, et où Bayard reçut la sépulture;
celui de Tullins, celui de Romans, celui de Montmerle,
dont relevait le prieuré de Saint-Trivier ; celui de Saint-
Chamond, fondé en 1622, grâce aux libéralités de haute et
puissante dame Gabrielle de Gadagne ; celui de Saint-
Etienne, dont la chapelle est devenue, de nos jours, l'église
paroissiale de Saint-Louis; celui de Feurs, celui de Roanne,
celui de Beauregard, celui de Moulins, celui de Brioude,
celui de Valence et celui de Clermont.
   L'on devine aisément l'influence qu'exerçaient autour
d'elles ces maisons saintes, et l'on voit combien était pros-