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             APPENDICE
                             A



  L'HISTOIRE DU THEATRE A LYON


   De ce monde de comédiens célèbres, de cette société
brillante qui, au xvme siècle, ont donné à Lyon tant de
 charmes, de ces faits dont quelques érudits ont gardé le
souvenir, il ne reste qu'un seul vestige : c'est la maison de
campagne qui appartint à Mme Lobreau, l'ancienne direc-
trice de nos théâtres, villa charmante, si bien nommée la
Fleurie, aujourd'hui propriété de M. Fougasse, membre de
la Chambre de commerce, président du conseil général des
hospices et l'un de nos plus honorables négociants.
   La Fleurie existe encore, avec ses frais ombrages, sur le
coteau de Sainte-Foy, au-dessus de ce chemin des Etroits,
que les Confessions de Jean-Jacques Rousseau ont rendu
célèbre. A l'époque où écrivait Rousseau, le parc, penché
du couchant au levant, allait du château de Sainte-Foy
jusqu'au Rhône. Aujourd'hui, fort diminué, il ne s'é-
tend plus que de la Saône, — puisque le confluent des deux
rivières, ayant été repoussé de deux kilomètres, la Saône a
remplacé le Rhône, le long du chemin des Etroits, — il ne
s'étend plus que de la Saône, disons-nous, jusqu'au nou-
veau chemin de Sainte-Foy, à moitié flanc de la colline ;
bien au-dessous du château détruit, au nord, il est borné
par la demeure d'un savant orientaliste, M. Gaspard Bellin,
juge au Tribunal civil, et, au midi, par le parc de M. Pe-