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   — Oui.
   — Tu n'as pas de rancune de cette nuit, tu me le jures, n'est-
ce pas F
   — Oui.
  — Et tu es sûr qu'il n'est pas mort... l'homme?
  — J'en suis sûr.
  — Ça sera toujours celui-là de. moins, dit le brigand d'une
voix sourde...
  Et s'appuyanl sur le bras du Chourineur, il quitta la maison
de l'allée des Veuves (1).



                                     V.



   Quelles palpitantes émotions, quelle affluence de réflexions
sérieuses fait naître la lecture de cet intéressant épisode? Oui,
c'est bien là une peinture fidèle des mœurs et des pensées i n -
times de ces hommes qui sont la terreur et le fléau de la
société; c'est bien l'intervention impassible d e l à loi; l'attitude
digne et mesurée du jvige regrettant d'être obligé de punir.
   Le châtiment imposé au Maître d'école complète l'exposi-
tion du système que l'auteur a voulu développer dans son ou-
vrage. Il ne lui reste plus, maintenant, qu'à faire connaître
par les faits ultérieurs comment, à son avis, devront agir les
moyens qu'il vient d'indiquer «t quels effets il en espère-
Toutefois, on n'a pas besoin d'attendre ce complément pour
se former une opinion sur la valeur de la théorie exposée par
Eugène Sue. Les Mystères de Paris présentent seulement uu
exemple isolé de l'application de celle théorie, et encore cet


  (t) M. Eugène Sue a annoncé dans le Journal des Débals, du 10 juillet, qu'il
publierait prochainement, dans la I?et'«e des deux Blondes, un article sut
Vaveugleinenl, suljsliiiié à la peine de mort.