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443 considérable pour remettre les ateliers en trahi. Ce que vous me dites agréablement de l'abbé Noirol n'est que trop vrai ; ce sont de pareils donneurs de phrases qui se mêlent de tout, qui font tout, qui décident de tout, et qui très souvent ne sont capables de rien. Comme je suis trop véridique,et, pour ainsi dire, trop fier pour faire cas de telles gens, et pour prendre leur attache, ils ont empêché mon Esope de paraître; mais je m'en console par le chagrin que de sages esprits ont témoigné de ce qu'on privait la cour et la ville d'un divertissement qui renfermait l'utile et l'agréable. (1) » Le travail de Gacon fut inutile, on n'en voulut p a s ; Cholier lui écrivait en date du 27 février 1721 : « Quant aux inscriptions, je n'y ai, en vérité, nulle part; je donnai d'abord les vôtres à M. Perrichon pour les faire voir à l'Académie où elles sont restées. Il y en a eu du P. € o - lonia qui n'ont pas eu la pomme ; ou ne s'est point déterminé pour celles de M. de Boze; l'Académie en avait fait ici depuis peu d'assez passables; en a voulu y ajouter et retrancher, et, on n'a rien fait qui vaille. J'ai fait de mon mieux pour en avoir des copies ; je n'ai pu les avoir ; notre prélat s'est chargé seul de les envoyer à M. le maréchal, qui lui a fait réponse qu'il le priait de ne lui en plus parler, de me le dire aussi, qu'il ferait décider à Paris, après quoi plus de représentations. Voilà où nous en sommes. Je ne suis point de l'Académie, ni n'en veux ê t r e ; vous pensez bien qu'il y a longtemps que j ' y aurais place, si j'en avais été friand... » C'est probablement à ces lignes que répondirent deux let- tres sans date ni adresse^ et qui se trouvent dans notre recueil manuscrit. Voici la première : « Enfin, Monsieur, vous voilà donc déterminé au sujet des inscriptions ou plutôt des ponls aux ânes, car c'est ainsi qu'on doit appeler celles qui peuvent se placer partout. Je vous avoue que je suis outré de douleur de voir que la canaille lit- téraire l'emporte de glus en plus. Ne croyez pas, Monsieur, que (1) OEiwres de Gacon, tome III.