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 considérable pour remettre les ateliers en trahi. Ce que vous
 me dites agréablement de l'abbé Noirol n'est que trop vrai ;
ce sont de pareils donneurs de phrases qui se mêlent de tout,
 qui font tout, qui décident de tout, et qui très souvent ne sont
capables de rien. Comme je suis trop véridique,et, pour ainsi
dire, trop fier pour faire cas de telles gens, et pour prendre
leur attache, ils ont empêché mon Esope de paraître; mais je
 m'en console par le chagrin que de sages esprits ont témoigné
de ce qu'on privait la cour et la ville d'un divertissement qui
 renfermait l'utile et l'agréable. (1) »
   Le travail de Gacon fut inutile, on n'en voulut p a s ; Cholier
lui écrivait en date du 27 février 1721 :
   «        Quant aux inscriptions, je n'y ai, en vérité, nulle
part; je donnai d'abord les vôtres à M. Perrichon pour les faire
voir à l'Académie où elles sont restées. Il y en a eu du P. € o -
lonia qui n'ont pas eu la pomme ; ou ne s'est point déterminé
pour celles de M. de Boze; l'Académie en avait fait ici depuis
peu d'assez passables; en a voulu y ajouter et retrancher,
et, on n'a rien fait qui vaille. J'ai fait de mon mieux pour en
avoir des copies ; je n'ai pu les avoir ; notre prélat s'est chargé
seul de les envoyer à M. le maréchal, qui lui a fait réponse
qu'il le priait de ne lui en plus parler, de me le dire aussi, qu'il
ferait décider à Paris, après quoi plus de représentations. Voilà
où nous en sommes. Je ne suis point de l'Académie, ni n'en
veux ê t r e ; vous pensez bien qu'il y a longtemps que j ' y aurais
place, si j'en avais été friand... »
   C'est probablement à ces lignes que répondirent deux let-
tres sans date ni adresse^ et qui se trouvent dans notre recueil
manuscrit. Voici la première :
   « Enfin, Monsieur, vous voilà donc déterminé au sujet des
inscriptions ou plutôt des ponls aux ânes, car c'est ainsi qu'on
doit appeler celles qui peuvent se placer partout. Je vous
avoue que je suis outré de douleur de voir que la canaille lit-
téraire l'emporte de glus en plus. Ne croyez pas, Monsieur, que

  (1) OEiwres de Gacon, tome III.