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la colère me dicte de pareils t e r m e s ; c'est d'après M. linéique
je parle, lequel, dans un livre posthume intitulé : Iluetiana,
et que j'appelle son testament de mort, les traite de gens igna-
res et non lettrés qui, dans les cabarets du Ponl-3\euf, conju-
rent contre le bon goût et la raison. C'est sans doute parmi
ces mêmes gens que le sieur Brossette, leur digne admirateur.,
a cabale pour donner l'exclusion à mes inscriptions, qui n'é-
taient pas moins convenables au lieu qu'Ã la personne, et qui
avaient un caractère de nouveauté. En effet, il ne serait pas
juste que Paris, après s'être déshonoré par de ridicules ouvra-
ges en ce genre, Lyon voulût en faire paraître de raisonnables;
mais vous pouvez compter, Monsieur, que ce ne sera pas im-
punément. Les plaintes que j'en ai portées au conseil de la
Calotte retentiront si loin, que les nations les plus reculées en
riront à leurs dépens. Dans la dernière assemblée qui fut t e -
nue, un de nos chefs, qui est un officier aux gardes, après m'a-
voir loué sur la manière dont j'avais rappelé l'ancien monu-
ment d'Auguste, qui fait honneur à notre ville, me dit qu'on
pouvait encore tourner la pensée en cette manière : Aut Cœsar
aul Lodoix. Voici comme je l'ai mise en vers :
Gai lia; ubi
Aut uerao aul Lodoix debuilinde coli.
Louis-le-Graud peut seul remplacer un Auguste. Je ne parle
point de celles du Rhône et de la Saône qui ont eu une a p p r o -
bation générale, à l'exception de nos modernistes, qui ne con-
damnent un ouvrage que par le rapport qu'ils ont avec ceux
qui travaillent d'après l'antiquité.
Les sieurs Brosselte et Gros de Boze
Soi disant connaisseurs en vers ainsi qu'en prose,
Sur mes inscriptions portant leur jugement
Les condamnent absolument.
L'un dit que trop d'esprit y brille,
El l'autre, que l'esprit n'y brille point du lout,
Mais ce couple opposé n'est pas juge infaillible :
•Ton appelle au bon sens, si conforme au bon goût.