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et ceux qui sont fixés dans un lit invariable. Il importe
encore de recueillir les traces de l'état primitif des lieux
avant qu'elles ne soient entièrement effacées sous les n i -
vellements des temps actuels, et ces dernières circonstan-
ces nous serviront d'excuse auprès des personnes qui s'é-
tonneraient de nous voir sortir de nos études habituelles
p o u r aborder le c h a m p des discussions archéologiques.
Le résultat de ces recherches sera divisé en deux parties ;
dans la première, on fera la p a r t de la disposition du R h ô n e
en a m o n t de la ville et p a r r a p p o r t aux parties basses de
sa rive gauche ; clans la seconde, il sera question de son
confluent avec la Saône, sur l'emplacement même de
Lyon.
PREMIÈRE PARTIE.
Il suffit d'une bien légère connaissance des localités p o u r
savoir que le R h ô n e , après avoir traversé les défilés du
J u r a , vient h e u r t e r vers Miribel contre les berges du
plateau de la Bresse et que successivement repoussé par
elles, il s'infléchit, en quelque sorte avec peine en les r a n -
geant à sa droite, de manière à décrire un grand arc de
cercle d o n t la b o r d u r e forme un des plus beaux p a n o r a -
mas de Lyon-, cette courbe conduit le fleuve au faubourg
de Saint-Clair où il p r e n d enfin la direction générale du
n o r d au sud qu'il ne doit plus quitter jusqu'Ã la mer.
Si son cours est ainsi nettement limité d'un côté, il n ' e n
est pas de même sur la rive o p p o s é e ; là , il semble au p r e -
mier aspect n'être bordé que par un sol bas, peu accidenté,
incapable d'opposer la moindre barrière à ses divagations,
e t t o u t porte à supposer que le R h ô n e est entièrement libre