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due de la roule, serait donc de 15,634 (1)
adoptons un chiffre rond par myriamètre 15,500
En admettant 34 myriamèlres pour la lon-
gueur delà route de Lyon à Marseille, fentre-
lien annuel sera de 627,000
Pour dix ans on aurait 6,270,000
On a donc dépensé pour entretenir la route de terre à peu
près 12 millions en 20 ans.
Que serait le cours du Rhône, si on avait appliqué, dans le
môme laps de temps, 12 millions à son amélioration, c'est-à -
dire, la somme accumulée à laquelle s'élèverait le droit de
navigation dont le revenu peut être évalué à 600,000 francs
par année.
Une semblable somme serait plus que suffisante pour cana-
liser le Rhône dans les points ou un pareil travail est néces-
saire, soit sur les deux rives, soit sur une rive seulement.
Voyons, d'après les données de M. Dumont, à quelle somme
celte dépense peut être portée.
En admettant pour le développement du cours du Rhône
de Lyon à Arles une longueur de 285 kilomètres, on recon-
naît que l'endiguement ne serait nécessaire que sur une éten-
due de 33 kilomètres seulement, et que la dépense s'élèverait
à 5,500,000 fr. somme moindre que le revenu du droit de
navigation pendant dix ans (2).
Il faut noter encore, qu'une partie de ces dépenses serait Ã
la charge des propriétaires riverains dont ces digues défen-
draient les terrains.
(i) Il faut bien admettre ce chiffre énorme puisqu'il est positif. Il est
remarquable qu'en Allemagne, une route des plus fréquentées, coûte seu-
lement de 2 Ã 3ooo fr. d'entretien par lieue de 5ooo m .
(2) Une loi veut, dit-on, que le revenu des droits de navigation de
chaque fleuve entre dans une caisse spéciale, et que cette somme soit affectée
à améliorer le cours du fleuve. Pourquoi n'a-t-elle jamais été observée ?
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