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Eh ! bien, à quelle somme s'élève la dépense des travaux
exécutés dansle but, non de défendre des terrains, mais d'a-
méliorer le lit du fleuve et de maintenir pendant toute l'année
un chenal suffisamment rempli d'eau pour que la navigation ne
soit pas interrompue. En I évaluant à 315,000 fr. en trois
ans, et encore tous ces travaux sont faits pour préserver les
propriétés, la somme serait peut-être un peu forte.
Ainsi, nous avons en dix ans :
Pour la route de terre 6,270,000 fr.
Pour le lit du fleuve 315,000
Ce qui ne serait encore que la moitié.
Il n'y a pas, comme on le voit, parité dans les soins accordés
aux deux voies de communication. Celte disproportion devien-
dra encore plus choquante, si je compare entr'elles ces deux
voies sous le rapport de l'utilité et des services rendus au com-
merce.
Sur la route de terre on transporte annuellement :
A la descente 40,000 tonnes. ) innnnni ,„>
130,000 tonnes. 1) w
A la remonte 90,000 j
Voyageurs 70,000
Sur le fleuve.
Bateaux ordinaires,descente 350,000 ton.
— — remonte. 80,000 , rn,
» , < ,i „nnnn ) 584,000 ton.
Bateaux a vapeur, descente. 70,000 '
— — remonte. 84,000
Voyageurs, 210,000
On transporte sur lefleuvequatre fois plus de marchandi-
ses et trois fois plus de voyageurs que sur la route de terre. On
(i) Dans cette évaluation ne sont pas comprises les voitures qui trans"
portent des marchandises à de petites distances. Le nombre moyen des
colliers étant sur cette route de 900 par jour représenterait un mouvement
de a à 3oo,ooo tonnes par année.