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                      DU GOURGUILLON                       455

qu'un ami. — A Guignol. Quant à vous, qui avez failli
m'assommer, je ne vous en veux pas. Vous deviez, je
crois, épouser Mlle Boulotte ?
                           GUIGNOL

  Le gredin ! y me remue le couteau dans la fège!
                           BOULOTTE

  Mon père, me pardonnerez-vous jamais?
                           GNAFRON

  Viens m'embrasser? (Il l'embrasse).
                     BOULOTTE, timidement.

  M. Guignol, me croyez-vous encore digne de vous
épouser?
                           GUIGNOL
          lle
  Oh! M Boulotte, si je veux vous épouser!... J'en suis
comme une folle! (// l'embrasse). A Courtecuisse. Dites
donc, M. Courtejambe.
                         COURTECUISSE

  Courtecuisse, s'il vous plaît.
                           GUIGNOL

  Oui, c'est la même chose            J'ai pas de rancune, je
vous en veux plus.
                         COURTECUISSE

   Ni moi non plus, et je vais vous en donner la preuve.
Lorsque je suis allé à Lyon, c'était pour recueillir l'héritage
d'un oncle, qui m'a laissé une maison. Je vous la donne.
Ce sera la dot de votre femme. Vous pouvez l'accepter sans
arrière-pensée; c'est un ami qui vous l'offre.
                           GUIGNOL

  Oh ! M. Courtebotte !