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Mais, par fatale destinée,
La nialtote tant allécha
La banque, qu'elle l'accrocha,
Dont maints banquiers ont fait culbute,
Et m'ont entraîné dans leur chiile.
Au lieu de mes deniers très clairs,
J'eus du Bertillot (1) pour un tiers;
Or, ce Bertillot et sa clique,
En volant le roi tant et plus,
Ont tant fait, par manœuvre inique,
Que leurs créanciers sont perdus.
Ailleurs, Epître XLIIIe, il dit à Messieurs du visa :
A nos seigneurs, les commissaires
Et préposés pour le visa,
Des papiers dont Las s'avisa
Au détriment de nos affaires,
Car, depuis les papiers susdits,
Tout est allé de mal en pis,
Moi,Gacon, poète sincère,
Vous remontre de bonne foi,
Que j'eus jadis de père et mère
Dix. mille écus de bon aloi ;
Que de ces trente mille livres,
Que je plaçais chez les marchands,
Je retirais quinze cents francs,
Avec quoi j'achetais des livres,
Après avoir finalement
Pris nourriture et vêtement;
Mais que, depuis quelques années,
A Fargés les ayant prêtées,
Ledit Fargés, mon débiteur,
Me fit savoir avec hauteur
Que la cour, pour raisons secrètes,
Se chargeait de payer ses dettes,
Mais qu'en ma faveur il ferait
Qu'en entier le roi me paierait.
(1) Et en marge Batillol.