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19 i imparfaite, car, p o u r la géologie, il convient en outre de savoir si, i n d é p e n d a m m e n t des déplacements dans le sens horizontal, le R h ô n e , avec le temps, exhausse ou approfon- dit son lit d'une manière notable, et p o u r cela, il faut t r o u v e r un repère fixe, u n point qui nous d o n n e exacte- m e n t l'ancien niveau du fleuve. O r , ce témoin a été laissé, et il reste à l'apprécier d'une manière convenable. O n sait qu'il existe sur les b o r d s du R h ô n e une galerie v o û t é e , connue sous le n o m de Sarrazïniere ; elle a été coupée dans le faubourg de St-C!air, p a r suite d e l à cons- truction de quelques m a i s o n s ; elle se m o n t r e ensuite au p o r t de VassieuXj près d'un four à chaux, sur le trajet de Vassieux à W e y r o n ; le R h ô n e en a emporté diverses parties v e r s N e y r o n , où elle est recouverte par les éboulis des B a l - mes, on peut d'autant moins douter de son existence, qu'elle est mise en évidence par divers arrachements pra- tiqués pour y amarrer les moulins à nef, à l'aide d'un corps mort placé en travers, enfin, sous le village de N e y - r o n , on voit les restes de 4 murailles parallèles, ayant cha- cune 1 mètre /[.o centimètres d'épaisseur, et e n t r a n t dans le lit du fleuve obliquement de l'aval à l'amont jusqu'à 2 0 ou 5o pas de distance, et celles-ci paraissent le terme de cette construction. Cette galerie est double, c'est-à -dire, formée de deux voûtes juxtaposées, ayant chacune une lar- geur de T mètre g o cent, dans œ u v r e , et une h a u t e u r t o - tale de 2. mètres 85 cent, depuis la clef à la sole. Elle présente de distance en distance des renfoncements laté- r a u x , et enfin quelques tours paraissent avoir été élevées au-dessus. Ceci posé, il s'agit de savoir quelle était la destination de cette œuvre architecturale. L e peuple y voit une construction sarrazine ; quelques