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l'oG traverser toutes les conditions nécessaires au développement de l'amour infini. Or, celte position c'est la famille ; les diffé- rents amours de la famille recomposent dans le cœur l'amour infini. L'homme ne pouvant s'élever de suite à l'amour inté- gral, il a fallu que cet amour fut divisé en plusieurs éléments, distribués a autant d'ôlres placés de distance en dislance dans la vie, afin que l'homme, en la traversant, recueillit suc- cessivement tous ces éléments, et finit par recomposer en lui l'amour intégral. Si c'est sur la famille que repose toute l'œu- vre de la création, la famille, à son tour, repose sur le ma- riage ; le mariage, comme toutes les autres lois de l'existence humaine, a son origine dans l'absolu. Les divers amours, qui naissent du mariage et de la famille, ont une origine ontolo- gique; les lois de l'amour qui unissent les trois personnes de la famille, correspondent à celles qui unissent les trois per- sonnes de la trinité divine. Le mariage et la famille ne sont donc point des institutions arbitraires, des formes éphémères, que les conventions humaines peuvent changer; ce sont des besoins imprescriptibles de la nature humaine, et, telles que 1< > christianisme les a instituées, leurs règles sont fondées sur les lois même de l'absolu. Or, la famille ainsi ordonnée n'est possible que dans la société, la société est donc nécessaire à l'homme. Ainsi, l'auteur est arrivé à la solution de la question qu'il s'est posée au commencement de son livre; le résultat qu'il obtient n'est pas fondé sur des considérations toutes relatives comme la plupart des théories de la société, il est fondé sur l'absolu; la notion de Dieu est la base de toutes ses idées, la pierre angulaire sur laquelle repose tout l'édifice de son livre. Les volumes qui suivront seront consacrés à établir les lois de la véritable société, telles qu'elles ressortent de la notion ontologique de Dieu et de l'homme. Dans celte exposition sommaire des doclrines de 1''UNITÉ