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64 sées; des salles d'une immense étendue sont évidées. L'œil stupéfait découvre enfin un ensemble colossal formant une sorte d'édifice in- commensurable. Cet édifice que tout le monde admire sans pouvoir en découvrir le but et le nom, cet édifice que le génie de Napoléon a deviné, la bouche de Napoléon le nomme.... c'est LA TOUR DE BABEL! !! Pendant que Napoléon fait ces grandes choses, les peuples vain- cus, impatients du joug, épient l'occasion de recouvrer leur indé- pendance et leur liberté. L'Egypte est la première à oser la révolte: son insurrection est promptement comprimée et la terrible punition qui lui est infligée vient effrayer les populations qui seraient tentées d'imiter son exemple. La sentence de l'Egypte, prononcée par un décret impérial, est exécutée avec une étonnante promptitude. Le Nil, détourné à la hauteur de Thèbos et refoulé dans un lit nouveau, court en mugissant se précipiter dans la mer Rouge. L'ancienne Egypte, privée des eaux qui faisaient sa fertilité et sa richesse, est bientôt envahie par les sables que les vents du désert amènent sur son sol desséché. Dès ce moment, l'Egypte ne compte plus parmi les nations. L'empereur a montré comment il sait punir ceux qui méconnaissent et outragent sa domination. Ce grave événement n'a pas empêché Napoléon de continuer la Conquête de l'Asie. La Chine et le Japon sont envahis par les armées impériales. Dès lors tout le continent asiatique est soumis. L'em- pereur confie à ses lieutenants le soin d'organiser et d'adminis- trer ces nouvelles conquêtes, et il se décide à rentrer en France. Il s'embarque sur la mer Jaune, prend en passant possession de la nou- velle Hollande, et rentre en Europe après une absence de six an- nées glorieusement employées. L'Europe et l'Asie sont soumises à la domination de l'empe- reur, mais ce vaste domaine ne suffit pas à son ambition, il veut l'empiredu monde. L'Afriqueet l'Amérique sont encore à soumettre, il dirige d'abord ses armes contre la première de ces deux vastes contrées. Deuxannéeslui suffisentpour achever la conquête de l'Afri- que. Au mois de mars 1827, le drapeau impérial et la croix domi- nent partout sur le sol africain. L'Amérique n'attend pas que le conquérant étende sur elle sa main