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  particulier dans le brahmanisme, ce sont les dogmes relatifs au sort des âmes
  après la mort; l'un de ces dogmes, dont on ne trouve aucun vestige dans les
  Védas, est celui de la métempsycose qui devient dans le brahmanisme un des
  éléments essentiels, un des pivots principaux de tout le système religieux, moral
  et social.
     M. Desgrand termine sa lecture en faisant ressortir que jamais, dans le monde,
  théocratie n'a été plus puissamment organisée et n'a fait peser son joug avec
 plus de vigueur.
    M. Gairal demande à faire quelques réserves au sujet du jugement porté sur
 la religion primitive des Aryas, au moins en ce qui concerne la doctrine de Zo-
 roastre, qui, appuyée sur les seules forces de la raison, s'est élevée jusqu'aux
 dogmes les plus purs du monothéisme, M. Jullien fait de même au sujet du paga-
 nisme, et, en particulier, de celui des Grecs et des Romains, dont l'influence sur
 l'organisation sociale ne peut pas être laissée de côté.

     Séance du 7 décembre 1881. — M, le Président expose les contradictions que
  la commission du prix Richard a rencontrées entrel'esprit et lalettre du règlement,
  de cette fondation, et il annonce que cette commission proposera, dans un pro-
  chain rapport, d'élargir le cercle des conditions dans lesquelles ce prix devrait
  être distribué à l'avenir.
     M. Desgrand, continuant son étude « De l'influence des religions sur le régime
  économique des peuples », passe en revUeles doctrines actuelles du bouddhisme,
  du mahométisme et du judaïsme. Le bouddhisme a été fondé, 700 ans av. J.-C,
  par Sakiamouni, qui prêcha sa doctrine dans l'Asie centrale et occidentale en
 opposition à celle des brahmanes. Kn Chine, le culte des ancêtres l'a un peu mo-
 difiée dans son essence ; mais au Thibet, où elle paraît s'être mieux conservée,
 son esprit tend à détruire toute l'activité humaine au profit d'une sorte d'ascé-
 tisme qui a engendré les grandes lamaseries de l'Asie centrale. Le mahométisme
 aussi, bien que la doctrine du Prophète soit très différente de celle du Bouddha,
 renferme plusieurs éléments mortels pour le progrès économique ; le principal
 est le fatalisme, qui ressort directement ou indirectement d'une multitude de pages
 du Koran. M. Desgrand explique, par de nombreuses citations, comment l'ar-
 tisan, le laboureur, l'homme d'État musulman trouve dans l'accomplissement fatal
de la destinée une justification suffisante de son inertie. Le judaïsme, au contraire,
a échappé* à cette loi d'inertie par sa constitution originelle, son organisation
sociale et la divine profondeur de ses dogmes. L'histoire entière du peuple juif,
dont l'orateur retrace les principaux traits, démontre clairement que cette reli-
gion laisse la porte ouverte aux plus hautes aspirations de l'esprit humain et
particulièrement au développement de la fortune indus'rielle, commerciale et
financière des nations.
  Le reste de la séance est employé à l'examen d'une série d'appareils imaginés
par M. Heilmann pour l'enseignement de la cosmographie dans les classes élé-
mentaires. L'auteur en présente à la Société spécialement trois qui servent à
démontrer : 1° Le mouvement vrai de la terre autour du soleil; 2° celui de la.