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66                      LA REVUE LYONNAISE
 mènts d'architecture"n'était complet que s'il était accompagné de la
 reproduction figurée de ces monuments. Aussi a-t-il ajouté à la
 nouvelle édition, qu'il publie aujourd'hui dans un grand format,
 quatre-vingt-cinq planches représentant des vues, prises sur na-
.ture, des monuments de l'Egypte, de la Grèce, de l'Italie, de
 l'Espagne, de la Belgique et de la France.
    Ce livre s'adresse ainsi à tous ceux qui font de l'art architec-
 tural une étude particulière, et surtout aux architectes, auxquels
 incombe le soin de donner aux édifices qu'ils sont chargés de
 construire des formes et des proportions eu rapport avec le climat
et la nature du pays, aussi bieu qu'avec la destination qui leur est
réservée-. A. ce titre, l'ouvrage qui vient de publier M. de la Bastie
mérite un accueil sympathique. Car ce n'est pas seulement un
livre de luxe, c'est encore, ce qui est bien préférable, un livre utile,
renfermant plus d'une leçon de bon goût, et dont la lecture, par
conséquent, sera profitable à un grand nombre de lecteurs.



LA. CHAPELLE DE SAINT-JACQUÈME OU DE SAINT-JACQUES DE LYON.—
  Notice îédigêe sur tes documents originaux, par V. DE VALOUS, avec un essai de
  restitution figurée par A. STEYERT. — Lyon, 1881. in-8°.


   A l'angle sud-ouèst de la place Saint-Nizier, existait, avant la
Révolution, une modeste chapelle de style ogival, placée sous le
vocable de saint Jacques et plus connue des Lyonnais sous le nom
vulgaire de Chapelle de Saint-Jacquême. Le Laboureur en fait
remonter la construction à l'évêque saint Sacerdos. L'êrudit
Chappe assure, au contraire, qu'elle fut construite en l'année. 1200
par les citoyens lyonnais, pour y tenir leurs assemblées, pen-
dant que Menestrier et La Mure en attribuent la fondation à
Gaspard de Chaponay et à sa femme, Clémence de Beauvoir.
Mais toutes ces opinions qui se contredisent mutuellement ne re-
posent sur aucune preuve sérieuse, et, s'il est bien certain que cet
édifice était ancien,- aucun document original de nos archives
n'en révèle l'existence avant l'année 1267.
   Quoi qu'il en soit, de tous nos'anciens monuments lyonnais la
chapelle de saint Jacquême est celui dont le souvenir se rattache