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                          BIBLIOGRAPHIE                              67
  le plus étroitement à l'histoire municipale de notre ville. C'est
  là, en effet, que fut le berceau de la commune lyonnaise. C'est là
  que, dès l'année 1300, les citoyens lyonnais, en lutte armée avec
  le pouvoir temporel de l'archevêque, se réunissent et délibèrent
  sur les affaires de la cité. Sans doute, à l'origine, ces réunions
  ne furent que très irrégulières et provisoires, car l'arch'eYêque
 n'eût pas manqué d'interdire la chapelle, mais elles devinrent
 permanentes, quand l'archevêque Pierre de Savoie accorda enfin
 aux bourgeois de Lyon la charte communale de 1320.
     En effet, pendant que d'autres villes moins importantes pos-
 sédaient un hôtel de ville et un beffroi pour appeler les citoyens
 aux réunions publiques, Lyon n'eut, pendant longtemps, pas
 d'autre maison commune que la chapelle de Saint-Jacques, où l'on
 s'assemblait, au son dé la grosse cloche de Saint-Nizier.
     « C'est là, nous dit M. de Valous, que l'administration consulaire
 tint ses séances ordinaires, les assemblées des maîtres de corpo-
 rations et des notables ; c'est là qu'on procédait aux élections dû
corps de ville, dont la proclamation solennelle était réservée,
ainsi que les grandes manifestations de la communauté, à l'église
Saint-Nizier. »
    Ajoutons que là aussi étaient gardés avec un soin pieux le sceau
communal avec les titres des franchises de la ville.
    Cette installation était plus que modeste et souvent fort incom-
mode. Il en fut ainsi pourtant^ pendantplus d'un siècle ; car ce n'est
qu'en l'année 1424 que le consulat achète la maison de Charnay,
dans la rue Longue, pour servir d'hôtel commun, mais où il ne
put s'installer définitivement qu'au mois de décembre 1462, à
cause d'un long procès avec l'archevêque, au sujet d'un droit de
directe.
  • Mais si, pendant cet interminable débat, le Consulat occupa suc-
cessivement Yhotel de la Rose, dans la rue Mercière, puis la
maison à l'enseigne du Lion, dans la rue des Albergeries, il ne
cessa pas néanmoins de se réunir encore fréquemment dans làcha-
pelle de Saint-Jacques, dont il se considéra comme propriétaire
pendant un siècle encore, c'est-à-dire jusqu'au milieu du seizième
siècle, époque à laquelle il laissa tomber ses droits aux mains du
chapitre de Saint-Nizier.