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LE MEDAILLIER DES GRANDS AUGUSTINS 49
sous les yeux, il est constant que le P. Janin a participé au moins,
s'il ne l'a pas fait tout entier, à la rédaction du catalogue des mé-
dailles d'or de l'Hôtel de Ville. Cette minute de 24 pages, d'une
écriture très fine, porte ce titre: « Catalogue des médailles d'or
de la ville, déposées à VHôtel-de- Ville, et des médailles d'or du
Collège, 1764. » Comme on le voit par ce titre, le catalogue em-
brasse les deux medailliers en or de la Ville et du grand Collège, et
nous permet de connaître, à défaut des inventaires du catalogue du
cabinet de l'Hôtel de ville, qui est perdu, les richesses en médailles
d'or que la ville possédait en 1734. Quand M. Deschamps père en
prit charge, le-nombre de ces médailles était de 581.
M. Artaud a donc été heureusement inspiré le jour où, ayant
reçu, probablement en 1810, des mains de M. Delandine ces di^
verses minutes avec les épaves des collections du collège, il les
réunit en volume et les offrit ensuite à l'Académie, Ces minutes
.sont des documents précieux à consulter, car le P. Janin n'était
pas seulement un habile numismate lui-même, mais il avait soumis
tous ses catalogues aux sommités de la science de son époque.
L'Académie de Lyon possède également d'autres inventaires, en
feuilles non cousues, maculées et incomplètes, dont il est bien
difficile de déterminer la provenance. Toutefois il est à présumer
que ces minutes sont, pour la plupart, de la main de M. Adamoli,
car sur une feuille volante on lit : Catalogue raisonné des mé-
dailles des empereurs du Bas-Empire, Cabinet de M. Ada-
moli. A côté de ces, minutes, se trouve aussi un cahier de 13 pages,
contenant l'inventaire d'un grajid-nombre de médailles grecques,
et en tête de la première page est écrit : « Index isie nummorum
regum qui adservantur in casa Saœo-gothana transmissus est
ad me a Serenissimo principe Frederico III, féliciter-ré-
gnante. » Et au bas de la dernière page, on lit : « Transcrit dans
mon recueil. » On peut présumer, d'après l'écriture, que ce
cahier provient aussi d'Adamoli.
Bientôt, comme je l'ai déjà annoncé ailleurs, je compléterai
encore cette étude, en racontant ce que furent les nombreux
cabinets de curiosités des particuliers, appelés jadis Chambres
de merveilles qui ont existé à Lyon dès les premiers temps
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