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286 LA R E V U E L Y O N N A I S E Le 3 mai 1856, décret d'utilité publique ; le 31 octobre, ouver- ture de l'enquête ; le 6 décembre suivant, jugement d'expropria- tion ; le 14 janvier 1857, publication des offres. Les démolitions commencèrent k la saint Jean de 1857. La compagnie expropria neuf maisons, qui avaient ensemble une surface de 1 722 mètres. Comme pour la rue de la Bourse, elle re- vendit les terrains à bâtir. Ces maisons s'étendaient de l'ancienne rue Basse-Grenette au quai Saint-Antoine. La surface cédée à la voie publique absorba beaucoup plus de la moitié des maisons expropriées. Cette surface ne fut pas moindre de 967 mètres 50 d. La rue Grenette seule en absorba 952 mètres 80d, et les rues secondaires'seulement 14 mètres 70\ Il resta disponible 754 mètres 50 d , sur lesquels cinq maisons furent rebâties, la plupart par des propriétaires. Ce sont celles qui portent les numéros 1, 3, 5, 2 et 4 sur la rue actuelle. Comme il a été dit, la percée de la rue Grenette a été faite à forfait au prix de 800 000 francs, d'où il résulte que les 952 mè- tres 80 d compris dans la percée reviennent par mètre à 839 francs 60 c. Les \A mètres 70 d livrés pour l'élargissement des rues latérales, ont été payés par la ville, conformément au traité du 4 mars 1855, à raison de 500 francs l'un, ce qui a produit une somme de 7 347 francs 60 c. * L'ouverture du prolongement de la rue Grenette a donné lieu en outre à la reconstruction de deux maisons par voie d'alignement. Pour l'une d'elles, la maison Rivoire, rue Centrale, le propriétaire céda à la voie publique 12 mètres 29 d qui furent payés le même prix qu'à la société, savoir 500 francs, ce qui produisit pour la ville une dépense de 6 146 francs 70 c. Pour l'autre, quai Saint- Antoine, et qui appartient à notre célèbre érudit, M. Morel de Voleine, il y eut 9 mètres carrés pris sur la voie publique, que