Pour une meilleure navigation sur le site, activez javascript.
[ Revenir aux résultats de la recherche ]
page suivante »
                         BENOIT PONGET                          287
la ville céda pour rien, en compensation du consentement du pro-
priétaire à la reconstruction.
   Sans avoir, comme :1a rue Impériale, des magasins de grand
luxe, cette nouvelle portion de la rue Grenette a donné des résul-
tats satisfaisants.



                  LE M A S S I F D E S   TERREAUX


   Outre l'ouverture de la rue de la Bourse et des rues Buisson et
Claudia, le marché couvert et le prolongement de la rue Grenette,
le traité du 4 mars 1855 comprenait encore une très grosse affaire,
la reconstruction de ce qu'on appelait le massif des Terreaux. Ce
traité, comme on voit, avait énormément agrandi le cercle des
opérations conçues un an auparavant.
   Pour le massif des Terreaux, Poncet se méprit complètement
sur les résultats à obtenir. Cette portion des opérations a pesé
longtemps sur la société et y pèse encore.
   Avant la création de la rue Impériale, la place d'Albon, la rue
Saint-Côme, la place et la rue Saint-Pierre étaient le centre des
affaires et le quartier des magasins de plus grand luxe. Il eût été
naturel de penser que le massif formé par la rue de la Gage, la
place des Terreaux, la place des Carmes et la place de la Bou^
chérie des Terreaux, placé tout auprès, donnant sur la place la
plus centrale de Lyon, aurait des destinées au moins aussi bril-
lantes.
   Mais Poncet n'avait pas songé qu'en créant la rue Impériale, il
avait lui-même ruiné d'avance son entreprise des Terreaux. Il
avait déplacé l'axe de la ville; il avait transporté les affaires
ailleurs avec la Bourse et le Tribunal de commerce, etc. Il s'était
fait son propre concurrent et son concurrent heureux.
   La rue Saint-Corne, où nous avons vu jadis les plus beaux ma-
gasins denouveautés, les Marix, la-Compagnie des Indes, etc.; le
plus beau magasin de bimbeloterie artistique de Lyon, celui de
Chevalier et Dizier, la rue Saint-Côme n'est plus aujourd'hui
qu'une annexe de l'ancienne rue de l'Enfant-qui-Pisse, à l'usage