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— 44-8 ~ I6J$, le Jardin des Antiques chez les RR. PP. de la Trinité, il y trouva encore vingt-deux inscriptions. « Les six premières, dit-il, sont dessous une galerie du Couvent, fort proche les unes des autres, et le reste est dispersé dans deux ou trois clos du jardin, soit pour soutenir des pots de fleurs, ou engagées dans des murailles ». Ce sont : l'épitaphe d'un haruspice, le cippe funéraire de Cerialia Aulina, celui de Sutia Anthis, celui dejulius Zozimus, un ex-voto aux Mères-Augustes, l'épitaphe de CassiusLucinulus, un petit au- tel élevé aux dieux mânes de Servius,filsde Severus, et un autre à Mars, par le gladiateur Callimorphus, l'épitaphe d'Aehus Maximus Polychronius, celle de Geminia Quintiana, celle de Sollius Heliodorus, sévir augustal, et de son épouse, de Mettius Onesimus, celle de Marinia Démétriade, celle de Primiùs Eglectianiis, celle du batelier viennois Gains Libertins Decimanus, celle de Marcellina, fille de Solicia. Toutes ces inscriptions sont maintenant dans notre musée lapidaire ', sauf l'ex-voto aux Mères-Augustes, et une autre épitaphe de Devixtus, que cite encore Spon et qui est perdue. Il est proba- ble que ces inscriptions relevées par Spon n'ont pas toutes fait partie de la collection Bellièvre et que certaines y ont été ajoutées par les de Langes et les Sève. Claude de Bellièvre collectionnait aussi des monnaies ; dans le Lugdu- num Priscum, il parle d'une monnaie d'argent de Plancus que lui donna Jean de Vauzelles, le prieur de Montrottier. Nous n'avons pu trouver trace nulle part des objets d'art qu'aurait pu posséder Claude de Bellièvre. Il est vraisemblable qu'il dut s'y intéresser assez peu, et qu'il se spécialisa surtout dans l'épigraphie et l'étude des textes latins. Jusqu'à ses derniers jours, il déchiffra des inscriptions, et ce fut, il nous semble, la meilleure manière d'honorer sa mémoire que de placer son épitaphe, retrouvée dans un mur de la tue Hippolyte-Flandrin, au musée de notre ville, au milieu de ces antiquités gallo-romaines qu'il a si pieusement étudiées. Nicolas II de Langes3 ressemble moralement, à s'y méprendre, à i. Cf. A. Allmer et P. Dissard, Inscriptions antiques. Musée de Lyon, Lyon, L. Delaroche et Cle, 1888- 1893. 2. Cf. sur Nicolas II de Langes : Papire Masson, Cl. Viri Io. Papirii Massonis, foresii in senatu paris, et regio advocati Elegia varia. Paris, Séb. Huré, 1638, p. 391-394, — J.Pernetti, Recherches pour servir à l'histoire