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Claude I de Bellièvre, il a les mêmes goûts, la même culture et la même
grandeur d'âme, mais il paraît avoir été beaucoup plus sociable et avoir
recherché la compagnie des lettrés de son temps, alors que Bellièvre s'était
sévèrement cantonné au milieu de ses collections lapidaires et de ses manu-
scrits.
      Il naquit en avril 1525, dans le château de Cuire, de Nicolas I de Lan-
ges, conseiller au Parlement de Dombes et juge conservateur des foires de la
ville de Lyon, et de Françoise de Bellièvre, fille de Barthélémy II et de
Françoise Fournier, c'est donc le neveu de Claude I de Bellièvre. Son père
mourut en novembre de la même année, et sa mère, qui n'avait alors que
vingt-deux ans, s'occupa de son éducation. Il alla étudier dans les Univer-
sités de. Bologne et de Padoue, où il reçut le titre de docteur, puis il vint
terminer son droit à Paris. Il est très probable même qu'il fut inscrit au
barreau de cette ville. Ses hautes qualités intellectuelles et peut-être aussi la
situation de sa famille1 le firent désigner pour la charge de conseiller au
Présidial de Lyon qu'il exerça dès 1551, en même temps que celle de
conseiller au Parlement de Dombes, qu'il tenait de son père.
     Seigneur de Laval, Dampmartin, Cuire et Croix-Rousse, Nicolas II de
Langes habitait d'ordinaire soit le château de Dampmartin, soit celui de

de Lyon, t. I, p. 408. — A. Grand, ta Seigneurerie de Cuire et la Croix-Rousse en Franc-Lyonnais. Lyon,
P. Legendre, 1905.
      1. Certains généalogistes ont fait remonter l'origine de la famille de Langes à Constantin l'Ange,
surnommé Philadelphe, gouverneur de la Dalmatie et de l'Albanie, qui épousa Théodora, fille de l'empereur
Alexis I Comnène et d'Irène Ducas. Cette filiation a été défendue par Papire Masson et du Cange ; de nos
jours, la thèse a été reprise dans un opuscule publié sans nom d'auteur en 1824, à Paris, chez Lefebvre, et
intitulé Notice sur la filiation de la famille de L'Ange, originaire de l'Albanie, et réfugiée dans la France depuis
1466 ; à l'appui des droits du marquis de l'Ange Comnène sur l'Empire de Comtantinople et particulièrement
l'Albanie. — Comme MM. W. Poidebard, J. Baudrier et L. Galle l'ont prétendu dans l'Armoriai des
Bibliophiles de Lyonnais, Forez, Beaujolais et Dombes (Lyon, Bibliophiles Lyonnais, 1907, p. 693), nous
croyons que la famille des de Lange « remonte plus sûrement à Jean, seigneur de Lange, en Nivernais,
homme d'armes de la compagnie du Comte de Nevers en 1466. Son fils aîné garda les biens du Berry où sa
descendance se perpétua ; son fils cadet, Bernardin, seigneur de Lange, se fixa en Lyonnais, par son mariage
avec Elisabeth d'Amanzé, mourut en 1488, et fut inhumé dans l'église de Saint-Georges de Lyon. C'est
son fils Nicolas I qui fut le père de Nicolas II.
      Il est à remarquer que le nom de de Lange est orthographié avec un s ou sans s par les contemporains,
nous avons adopté l'orthographe de de Langes, usitée par Paradin et plus tard par Pernetti.
      Nicolas II de Langes a porté comme tous les autres membres lyonnais de sa famille au xvi° siècle :
De gueules au chevron d'or chargé d'une coquille de sable et accompagné de trois croissants d'argent, deux et un.
      Les armes de la branche nivernaise des de Langes, seigneurs de Château-Renault, étaient de gueules au
croissant d'argent surmonté d'une étoile du même Cet écu est celui des de Langes qui revendiquaient la des-
cendance des Comnène.

Rev. Lyon., III, iv                                                                                      5