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86 NOTICE SUR LES DE SERRES D'ÂNNOMAY
tobre 1636, il acheta de Charles de Lévy, duc de Venta-
cour, gouverneur du Limousin et de Henry de Lévy,
ecclésiastique, marquis d'Annonay, les domaines et justice
de la Sécheras, La Roche, Vaure et Lemps, ainsi que la
erre et justice de Chardon, jusqu'aux liir.ites de la
juridiction de Saint-Alban-d'Ay, le tout moyennant
28,000 livres.
Pierre de Serres avait aussi acheté, le 9 mai 1633, de
Jean de Boffin, seigneur de la Sauve, Argenson, baron
d'Arlende, la baronnie, terre, juridiction et seigneurie
d'Arlende, consistant en château, manoir, justice haute,
moyenne et basse, cens, rentes et autres droits seigneu-
riaux, moyennant la somme de 40,000 livres.
Pierre de Serres fut chargé, le 2 août 1645, par la com-
munauté de la ville d'Annonay, d'obtenir de Sa Majesté un
arrêt ou des provisions portant défense de troubler à l'ave-
nir le bailli du Vivarais et son lieutenant, dans l'exercice
de leur juridiction, ce qui était très dommageable pour la
ville d'Annonay. A cet effet, il lui fut alloué une somme
de 6,000 livres à titre de gratification (11).
En 1625, il eut un procès avec les consuls d'Annonay,
au sujet des biens qu'il possédait dans cette ville et que les
consuls voulurent imposer à la taille comme roturiers.
Pierre de Serres prétendait que ses biens avaient toujours
été reconnus et tenus pour nobles et comme tels, n'ayant
pas été insérés au cadastre d'Annonay, fait en 1588.
Il attribuait les réclamations des consuls à l'animosité de
M. Jarnieu, alors bailli et gouverneur de la ville, qui avait
(11) Poncer. — Mémoires historiques sur k Vivarais,