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                             DE MASSILLON                               247

vit venir toutes avec un cierge à la main se mettre à genoux,
cachées de leurs voiles, au-devant de la grille, où elles
demeurèrent en cet état pendant le service.
   La noblesse du pays et de la ville, à la tête de laquelle
étaient MM. le marquis de la Baume et le -chevalier de
Courcelles se rangea dans les bancs qui étaient derrière ceux
où se mirent Messieurs de Saint-Jean. Du côté droit de
l'autel était M. le comte de la Chaize, sénéchal, à la tête du
Présidial et derrière le Présidial, les Elus; à la gauche, étaient
Messieurs du Consulat, dans les bancs qui leur étaient pré-
parés, et ensuite les ex-Consuls ; vis-à-vis de l'autel, peu
au-dessus du mausolée, étaient, dans un banc séparé, les
Trésoriers de France.
   On officia avec deux sous-diacres, deux diacres et deux
prêtres induits. Le sous-diacre, le diacre et le célébrant,
tous chanoines, étaient mitres, et M. le Doyen qui chantait
la messe était suivi de son aumônier en surplis.
   Entre l'Offertoire et la Préface fut prononcée l'Oraison
funèbre (22).
   Si cette étude ou cetexcursus, ainsi qu'on s'exprimerait dans
le latin germanique, n'était historique plutôt que littéraire,
nous passerions ces menus détails pour admirer le discours
lui-même et y découvrir les traces du génie à son premier
exercice. Mais il entre mieux dans notre dessein de ne pas
arrêter nos lecteurs sur les mérites et les beautés de l'œuvre,
qu'ils jugeront eux-mêmes, et de les retenir sur les circons-
tances extérieures dans lesquelles elle fut prêchée.



  (22) Relation des Funérailles et Inhumation des corps de Monsieur le
maréchal duc de Villeroy et de Madame son épouse, faites à Lyon dans
Véglise des Carmélites, lejeudy 24 janvier 16S6. Pièce in-4 0 , de dix pages.