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DE BESSENAY 2<)
lyonnais avec lesquels ils sont mis en rapport car l'intermé-
diaire de contre-maîtres résidant dans le pays.
Bien rares sont les produits industriels vendus directe-
ment par la commune qui les fabrique ; certainement, les
marchands au détail sont très nombreux, mais ils ne sont
pas des producteurs. A Saint-Irénée, il se trouve une tuile-
rie qui donne des produits très ordinaires ; à la Brevenne,
un four à chaux calcine les pierres calcaires de Bully et ap-
provisionne le pays, mais la commune ne comprend même
pas un seul moulin à blé; il faut recourir à ceux de la Girau-
dière, de Charfetain, de la Rochette ou de Sain-Bel.
Bref, la commune ne donne, comme produits véritable-
ment indigènes, que ceux de ses champs.
Terminons, et faisons observer, qu'au point de vue éco-
nomique, l'industrie n'a raison de s'introduire dans une
commune agricole que lorsque celle-ci est pauvre et ne
peut fournir du travail à tous les bras ; c'est ce qu'elle a fait
dans les cantons de Tarare, de Thizy, d'Amplepuis, etc.
Les riches campagnes du Beaujolais et des rives de la Saône
n'ont pas eu à faire concurrence aux tisseurs de la Croix-
Rousse ; notre commune n'est pas moins riche et pouvait
faire comme ces dernières. Ses productions agricoles, favo-
risées par l'abondance des bras et partant par le bas prix de
la production, n'eussent pas manqué de débouchés toujours
ouverts.
IV. — TABLEAU GÉNÉRAL DES AGGLOMÉRATIONS
§ i. — Le bourg.
Le premier chasseur celte qui établit sa cabane primitive
au sommet de la colline qui devait plus tard supporter le