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66 LES URSUUNES.
« leur institut, a tenir école pour les pauvres filles, dresser
« un oratoire pour y faire le catéchisme publiquement, et
« instruire les jeunes filles et demoiselles aux mystères de
« notre foi. Elles y furent plus de quatre mois, jusqu'à ce
« qu'elles se pourvurent d'une maison propre, pour conti-
« nuer leurs saints exercices, M. Ranquet leur fournissant
« tout l'argent qui leur fut nécessaire, pour se bien établir
« et leur prêtant 6,000 livres en une seule fois. Il leur pro-
« cura aussitôt des pensionnaires, et n'oubliant pas sa
« famille, il leur donna Clémence-Marie et Catherine Ran -
« quet, pour être instruites et élevées. Catherine était seu-
« lement âgée de huit ans. »
Après avoir été pensionnaire, Catherine retourna quelque
temps dans sa famille-qui désirait la garder. « Une de ses
« parentes, pour la charmer de ce que le monde a de plus
« agréable, pria un jour sa mère de souffrir qu'elle la menât
« au bal et a la comédie, pour divertir un peu cette humeur
« noire, dont elle croyait qu'elle était saisie ; mais ses
« inquiétudes firent connaître qu'elle n'avait point d'agré-
« ment pour ces appas décevants et dangereux et
« elle pria ses parents delà ramener à Sainte-Ursule. » Ils
firent ce qu'ils purent pour la retenir chez eux, mais sans
succès, et ils furent obligés de lui permettre de se faire
religieuse. « Mgr de Marquemont donna le voile blanc a la
« sœur Catherine Ranquet et à six autres novices, le 26
« avril 1620 elle reçut en celte circonstance le
« nom de sœur Catherine de Jésus. » Elle mourut le 14
août 1651, à l'âge de 49 ans, a Grenoble, où elle avait
établi un couvent d'Ursulines. « Toute la ville de Grenoble
ténement, compris entre la Grande et la Pelite-ruo-dcs-Fcuillanls,la place
Romarin ot celle «le la Croix-Pâquel.