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LES URSULINES. ()7
« s'intéressa à celte mort; on courut aux Ursulines pour
« regarder, vénérer et admirer tout à la fois le corps de
« cette vénérable mère, qu'on fut contraint d'exposer en
« public. »
Ainsi que je l'ai dit en commençant : quand on se trouve
au sommet de la rue Rozier (l), en face de l'église de Saint-
Polycarpe , on aperçoit a. gauche en montant, contre la mu-
raille sans fenêtres d'une maison, dont l'entrée est sur la
rue de la Vieille-Monnaie, n° 20, des débris de colonnes et
de pilastres. Ces restes sont un souvenir de la chapelle des
Ursulines, qui s'étendait parallèlement a la façade de Saint-
Polycarpe, et jusque sur l'emplacement de la-maison n° 1
de la rue Rozier, ouverte par suite de la démolition de la-
dite chapelle. M. le docteur Gervais, propriétaire de cette
maison, m'a dit qu'elle avait été construite à la fin du siècle
dernier. En effet, l'intérieur du salon est ornementé dans
le style Louis XVI, lequel s'est perpétué jusqu'au temps du
premier empire. Les deux maisons, nos 20 et 18 (2) devaient
(aire partie de la propriété des religieuses, et d'ailleurs leur
style intérieur indique un monument conventuel. L'allée du
n° 20 est surmontée d'une voûte surbaissée à arrêtes, et
la façade intérieure, accostée de deux bâtiments en saillie
et ornée de balcons, n'a pas le cachet d'une construction
ordinaire.
^ L'acte de vente des biens nationaux parle de quatre corps
I (1) Rue Rozier, ainsi nommée en souvenir du célèbre agronome, l'abbé
i Rozier, lue d'un éclat de bombe, le 29 septembre 1793, dans la maison
de l'Oratoire qu'il habitait, comme curé dcSaint-Polycarpc. (Cocbard, Ituei
de Lyon.)
(2) Ces deux maisons appartiennent L M. Primat, hnbilant de Charly
(Rhône.)