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LE MAJOR GÉNÉRAL MARTIN. 417
de nous éclairer, nous nous sommes adressé, par l'inter-
médiaire d'un ami, à M. Malleson, l'historien si recom-
mandable que nous avons déjà cité. Les renseignements
qui nous sont transmis des Indes sont catégoriques;
M. Malleson nous communique un passage extrait du vo-
lume II de YEast India military Calendar:
« Le degré extraordinaire de faveur et de crédit que
Martin acquit ainsi dans les Etats du nabab, y est-il dit,
amena toutes les classes de la société à mettre en lui une
confiance si aveugle, que, en temps de troubles publics,
on accourait à lui de tous les coins pour lai confier des
valeurs mobilières, qu'il se chargeait de défendre et de
restituer à réquisition du propriétaire, à condition de re-
cevoir 12 pour 100 de leur entière valeur. «
Voici, en outre, la lettre textuelle de M. Malleson qui
renferme cette citation :
« Vous me demandez, monsieur, s'il est vrai que le
major général Martin ne restituait à leurs propriétaires
les bijoux, l'argent et les objets précieux qui lui avaient
été confiés par les habitants du pays dans les moments de
troubles qu'en se faisant payer, pour prix du dépôt confié
à sa garde, des sommes considérables ? Je puis affirmer que
le major général Martin n'a rien fait qui doive faire rou-
gir ses descendants. La citation de l'ouvrage the East In-
dia military Calendar que vous trouverez dans ma lettre,
donne les renseignements les plus vrais à ce sujet. Avant
de déposer leurs biens dans les mains de M. Martin, les
habitants du pays, en raison de la confiance qu'ils ont
mise en lui, « ont offert » de lui payer 12 pour 100 de
leur valeur s'il prenait la peine de les garder pour eux.
M. Martin a accepté cette offre. Eu égard aux circons-
tances d'une époque si troublée et si éloignée aussi, bien
qu'aux coutumes du pays, on nepeut attacher aucun blâme
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