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294 ÉTUDE HISTORIQUE
justice qui appartenaient aux barons de Riverie dans la
paroisse de Saint-Romain-en-Jarez.
Cette aliénation, qui semble motivée par la situation
gênée du seigneur de Riverie, n'était que le prélude d'une
autre beaucoup plus importante. Le 21 octobre 1627, il
échangea avec Antoine de Bron et son fils Claude-Char-
les de Bron, comtes de la Liègue, barons, deBellegarde et
seigneurs de la BÃ tie-Chavagneux, la baronnie de Riverie
contre la terre de la Bâtie.
Par cet acte d'échange, qui nous fournit des rensei-
gnements complets sur les fiefs et lesrentes nobles, que les
seigneurs de Riverie possédaient au commencement du
xvne siècle, hors des limites de la seigneurie, François
Camus céda aux comtes de la Liègue la baronnie et mai-
son forte de Riverie-, avec tous ses droits de haute,
moyenne et basse justice dans l'étendue de cette baron-
nie et de la paroisse de l'Aubépin, ainsi que les rentes
nobles de Lay, du prieuré de l'Aubépin, et tous les biens
et droits quelconques dépendant de la terre de Riverie,
sauf certaines réserves indiquées plus loin.
En retour, Antoine et Claude-Charles de Bron cédè-
rent au baron de Riverie leur terre et maison forte de la
Bâtie, située dans la paroisse de Saint-Martin-en-Haut,
avec tous les droits et domaines en dépendant, ainsi que
les rentes nobles et droits de directe qu'ils possédaient
dans les paroisses de Saint-Martin-en-Haut, Duerne,
Larajasse, Aveise, La Chapelle, Saint-Etienne-de-Coise,
Saint-Symphorien-le-Châtel, Chassagny, Saint-Andéol,
Saint-Romain-en-Gier, Rontalon, Soucieux, Saint-Jean-
de-Toulas, Dargoire et Tartaras. Ils s'engagèrent, en ou-
tre, Ã payer une soulte de 40,500 livres et 100 pistoles
d'Espagne pour étrennes.
Cependant François Camus s'était réservé : 1° les droits