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              ARCHIVES JUDICIAIRES DE LYON.           331

    L'ancien palais de Roanne et les prisons qui en dépen-
daient ont subi, dans le cours des siècles, quelques chan-
gements qui ont modifié le caractère architectonique cle
ces bâtiments, ils ont cependant été, à peu de chose près,
tels que nous les représente la gravure ci-après. Un in-
cendie ayant éclaté dans l'intérieur du palais, en 1622,
l'état de vétusté de l'ensemble des constructions rendant
d'ailleurs leur habitation dangereuse, on se décida à éle-
ver, vers cette époque, un nouvel édifice. Plusieurs pro-
jets furent mis en avant. D'après l'un d'eux, le siège des
tribunaux devait être transporté à Bellecour. Un archi-
 tecte lyonnais', Benoît Merlin, offrit même d'en cons-
truire un autre, à ses frais, sur la place des Terreaux,
et un arrêt du conseil d'Etat approuva sa proposition.
Sur l'opposition unanime des habitants de la ville, et
d'après les instances du consulat, il intervint, le 4 août
1627, une nouvelle décision royale qui ordonna que
« l'ancien palais serait réparé et rétabli en la même
forme qu'il avait avant l'incendie de 1622. »
   Au milieu du xvme siècle ce fut le tour des prisons.
Elles parurent trop étroites et malsaines ; l'évacuation
en fut ordonnée. La ville loua un emplacement dans les
terrains dits de Saint-Joseph, et y fit édifier des cons-
tructions provisoires. On délibéra longtemps avant de
mettre la main à l'œuvre. L'hôtel de Fléchères, situé au
midi du palais de Roanne, avait été acquis, en 1768, au
nom du roi, avec la pensée de le transformer en prison.
L'insuffisance de son périmètre et le chiffre prévu de la
dépense firent préférer, en 1784, le parti de reconstruire
aussi les prisons sur le même emplacement que les an-
ciennes. Le dessin ci-joint (pi. A) représente donc le