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352 ARCHIVES JUDICIAIRES DE LYON. palais de Roanne de 1627 et la prison de 1784. Il est l'œuvre d'un artiste lyonnais, J. Gay, qui fut professeur à l'Ecole des Beaux-Arts. L'habile graveur du service municipal, M. J. Séon, a fidèlement reproduit le cachet pittoresque de cette esquisse au crayon. Ces bâtiments ont suffi à leur service pendant un assez grand nombre d'années. L'acquisition de l'hôtel de Fléchères avait d'ailleurs permis d'ajouter d'utiles dé- pendances aux constructions primitives. Le bureau des finances,- le tribunal de l'élection, plusieurs greffes s'y étaient installés. Quant à la sénéchaussée et au Siège Présidial, ils avaient continué à siéger dans le vieux palais de Roanne. Les greffes relevant de ces deux juri- dictions en occupaient le rez-de-chaussée. Les Grandes Archives avaient pour elles tout le troisième étage. Ce n'était pas trop de ce vaste local pour contenir tout ce que les changements apportés à l'organisation judiciaire de la France allaient y faire verser comme documents historiques. Le Gouvernement avait décidé que les pièces déposées dans le greffe des juridictions supprimées seraient appor- tées aux archives du tribunal de district de leur circons- cription. Le ministre de l'intérieur Garât, trouvant même que les administrations locales mettaient de la négli- gence ou de la mauvaise volonté à se conformer à ses instructions, adressa, le 1 er juin 1793, à tous les corps administratifs des départements, une nouvelle circulaire pour les engager à stimuler le zèle des municipalités de leur ressort. L'hôtel de Fléchères , où furent installés le tribunal du district de Lyon et celui du district de la campagne, créés parla loi du 17 août 1790, reçut donc