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                   HISTOIRE LITTÉRAIRE DE LYON.                         33

              Portas volentis ingredi :
            Adeo nihil lam barbarum est usquam, tua
              Quod non domet facundia.
            Quid mulla ! te vigilante, civibus licel
              Dormire iii aurem utram libet.


   Les Talaru, famille célèbre, dont l'origine se perd dans
la nuit des âges, a fourni à l'Église de Lyon trois arche-
vêques et environ vingt-trois chanoines. L'un de ces
chanoines, du prénom de Jean, cultivait la poésie et les
lettres, dans une maison qu'il possédait près l'église de-
Fourvière, et où il avait formé une espèce d'académie.
Gilbert Ducher en fait le plus grand éloge dans une
pièce latine, dont voici la traduction :
           Mon livre, va te rendre au forum de Vénus,
           Ce sommet élevé d'où le soleil contemple,
           De ses derniers regards, la cité de Plancus;
           Talaru, dans ces lieux, réside près du temple
           Où du peuple chrétien Thomas est révéré.
           On ne l'y voit pas seul ; il y coule sa vie
           Dans une douce paix, des Muses entouré,
           Si jamais, toutefois, un poète sacré
           Reconnut l'ascendant des nymphes d'Aonie.
           Ce prêtre vertueux, dont s'honore Lyon,
           Te fera, sois-en sûr, un accueil favorable.
           De tous ceux qui sont chers au dieu de l'Hélicon
           Il est le prolecteur et l'ami véritable (1).

  François de Tournon, que ses talents et sa naissance
portèrent rapidement aux honneurs, avait à peine vingt-
huit ans, quand il fut nommé archevêque d'Embrun. Venu.
dans la ville de Lyon, où la régente Louise de Savoie avait
réuni les hommes les plus éminents, il fut choisi pour
négocier la délivrance de François I er . A la tête d'une

  (1) Voiries Not. et Docwn. de M. Péricaud aîné, ann. 1389, p. 2 6 .
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