Pour une meilleure navigation sur le site, activez javascript.
[ Revenir aux résultats de la recherche ]
page suivante »
                     BIOGRAPHIE DE LÉON BOiTEL,          21
                        me
  Là, il offre à M Desbordes-Valmore une couronne de
lauriers délicatement cachée sous des fleurs.
  Jeune homme, il nous peint la femme de ses rêves, et,
quand il a trouvé cet idéal digne de son amour, il s'a-
dresse à sa fille le jour de sa naissance et lui dit :
    « Ma fille, chaste anneau qui resserre nos âmes,
    « Rayon de notre hymen, ange née en nos bras,
    « De t'avoir vouiu fils tu me pardonneras ;
        « Car, sur cette terre où nous sommes,
        « t a /emme a le pire destin ;
        « Semblable à la fleur du chemin
        « Qui se flétrit dès que les hommes
        « Ont approché d'elle leur main. »

   Plus loin, dans le Ravin de Bulle et dans la pièce dé-
diée à son ami Coignet, sous le titre de Qu'as-tu ? il nous
dévoile les trésors d'amitié de son cœur :
        «    Que ton sein ne soit plus un gouffre
        «    Où. tout s'anéantit pour moi !
        «    La plainte soulage qui souffre,
        «    Voilà mon cosur, soulage'-toi. »

   N'est-il pas là tout entier, tout à tous, jeune homme
plein de douces illusions, tendre père, ami dévoué, philo-
sophe spirituel dans ses fables, joyeux convive dans ses
chansons et enfin philosophe humanitaire dans son Chant
des forgerons lorsqu'il dit :
        «    Nous avons, aux jours des alarmes,
        «    Pour défendre notre pays,
        ><   Assez longtemps forgé des armes,
        «    Fatales à nos ennemis.



        «    Qu'au lieu de dépeupler le monde,
        «    Les armes, changeant sous nos mains,
        «    Rendent notre terre féconde
        «    Et rapprochent tous les humains, etc.