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184                  ÉLOGE DE C. BONNEFOND.

aussi une de ses heureuses innovations et un nouveau ser-
vice rendu aux élèves pour les préparer au concours du
prix de Rome.
    Enfin, dans l'intérêt de l'industrie lyonnaise et de nos fabri-
ques, il désirait qu'une classe spéciale d'ornement, c'est-à-dire
d'art appliqué à toutes les branches de l'industrie, fût créée.
Ce vœu fut exaucé. L'Administration, toujours prête à saisir
les occasions de contribuer au bien-être public et à la pros-
périté de nos fabriques, lui en donna les moyens, et la classe
d'ornement fut établie (1).
    Par une direction aussi zélée et aussi intelligente, l'unité
 s'établit dans l'enseignement. Avant Bonnefond chaque pro-
 fesseur de principes, maître de pousser ses élèves dans le
 sens qu'il avait adopté, n'agissait point d'accord avec ses
 collègues; de sorte que souvent, lorsqu'un élève passait
 d'une classe dans une autre, il lui fallait aussi changer de
 manière de voir. Bonnefond établit une direction unique, et
 l'enseignement fut conduit dans le même sens par tous les
 professeurs. Il en résulta que l'élève allait continuer dans
 les hautes classes ce qu'il avait commencé dans les princi-
 pes. Ainsi, l'enseignement ne fut plus en désaccord avec
 celui de la capitale. Les élèves qui, en sortant de l'école de
 Lyon, allaient a Paris se préparer au concours pour le prix
  de Rome, n'avaient qu'à persévérer dans la voie qui leur
  avait été tracée.
    Comprenant toute l'importance que la classe de gravure
 était appelée à prendre sous un professeur tel que Vibert,
 Bonnefond autorisa cet artiste à former lui-même ses élèves
 a principio. C'est à cette sage mesure que cette classe a dû
 ses succès étonnants dans la capitale. La précision et la

   (1) La manière distinguée dont est dirigée cette partie des études est
 généralement appréciée.