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ANIMISME ET VJTALISME. 125 que l'Ecole de Montpellier a conservé religieusement dans ses traditions, et c'est par l'induction qu'elle est parvenue à prouver la vérité de ses doctrines, en dehors de toute autorité. Serait-il vrai qu'on ne trouve,dans les ouvrages des défen- seurs de l'Hippocratisme de Montpellier, que des phrases isolées qui ne prouvent rien de la véritable pensée du maître, ou les témoignages de quelques historiens de la médecine ? Mais ces historiens s'appuyent sur l'examen de l'ensemble des œuvres d'Hippocrate, d'où ressort évidemment la doc- trine du double dynamisme qui en est en quelque sorte la Summa. Et quels sont donc les interprètes d'après lesquels M. Bouillier incline à penser qu'Hippocrate a été tout sim- plement animiste ; il aurait dû en citer quelques-uns. Voici des textes qui me paraissent propres ù lever tous les doutes : Quœ continent corpora aut intus continentur aut in nobis cum impelu movcntw ( rx svoppccra, ) sunt contemplando. — Traduction de Foës.—Et plus brièvement suivant Bossuet: Continentiâ contenta et impetum facientià sunt considerando. Continentiâ ce sont les solides , contenta sont les flui- des, et les svoppcerx impetum facienliâ ou mieux intus mo- venlia sont les principes ou causes de mouvement ou d'ac- tion. Remarquez qu'il y a syoppojra au pluriel et non pas evoppixy. Quels sont donc ces principes d'action ? l'âme intellectuelle d'abord mens qu'Hippocrate désigne toujours sous le nom de vous ou de yvœw ; secondement la nature çufft's qui est le principe vital ; d'où le dogme : Nalura morborum medicatrix dont Hippocrate a peut être abusé. Le mot 4u^*i est employé quelquefois dans le même sens que çucus, mais jamais dans celui de yyceuY\. Poursuivons : Mens humana (yya>(tri ) a nalura insila est in sinislro venlriculo , et est domina alterius animœ ( xXky] s