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120                     ANIMISME ET VITALISME.

notre époque. Si l'ouvrage de notre confrère est lu avec
charme par ceux qui professent la même doctrine, la lecture
n'en est pas moins attachante pour ses adversaires qui ne
sont pas obligés de le combattre a travers les nuages et de
répéter avec Homère :
      Grand Dieu ! rends-nous le jour et eombals contre nous.

    « L'âme est-elle la cause unique de tous les phénomènes
qui s'accomplissent dans l'enceinte de l'être humain ; ou
bien de ceux-là seulement dont elle a conscience et garde
le souvenir? Y a-t-il en nous deux causes associées, mais
irréductibles, l'une pour la pensée et l'autre pour la vie, ou
bien la pensée et la vie ne sont-elles que les puissances
diverses d'une seule et même cause embrassant l'homme
tout entier? » C'est ainsi que M. Bouillier pose la question,
et il se prononce pour l'unité du principe pensant et du
principe vital.
    L'École de Montpellier pense, au contraire, qu'il y a en
nous deux causes associées, mais irréductibles ; que l'étude
des phénomènes intellectuels d'une part, et de l'autre celle
des phénomènes vitaux ne permet pas de les attribuer tous
a une cause unique, et que l'induction amène forcément a
 reconnaître un principe vital distinct de l'âme intellec-
 tuelle.
    M. le professeur Jaunies s'est chargé de défendre la doc-
 trine de son école ; nous le suivrons pas a pas dans cette
 discussion.
    Avant d'étudier la question en elle-même, M. Bouillier
 examine les autorités pour et contre, et reproche à l'École
 de Montpellier « le défaut de critique dans le nombre et le
 choix des autorités sacrées ou profanes qu'elle invoque à
  chaque instant en faveur de son dogme favori. »
    Dans une note de l'avant-propos, notre confrère cite