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!)fi                HAPl'OKT DK M.   I.   MOKIN.

•la femme dans le changement de l'état que lui fout nos lois
 ecclésiastiques, politiques et civiles. Non, dit-il, ce n'est
 pas le mariage ni le ménage qu'il importe de modifier pour
rendre la femme plus heureuse. Il faut chercher autre part
 les moyens d'améliorer sa position économique. Sous le ré-
 gime antérieur a la réforme révolutionnaire, elle, qui n'avait
 qu'une portion très faible de l'héritage paternel, devait de-
 mander soit au mariage, soit aux vœux de la religion une
 existence assurée et honorable. Le mariage était plus facile
 qu'à présent pour les filles sans dot, et, s'il ne se présentait
 pas, le cloître était la dernière et par suite la triste ressource
 de la déshéritée. Aujourd'hui que nous avons conquis l'éga-
 lité des parlages et que le cloître ne s'ouvre plus, si ce n'est
 librement et a la sincérité des vocations , la division des
 héritages et l'instabilité des fortunes qui se composent et
 se décomposent au souffle de nos agitations industrielles et
 financières ont fait a tout le monde une loi du travail dont
 la femme n'est pas exceptée. Ses souffrances qui nous frap-
 pent résultent de ce que son éducation ne la prépare pas
 suffisamment a ce rôle. Celle de lafillepauvre, limitée à une
 instruction primaire imparfaite, est restée bien au dessous
 des progrès qu'a faits celle des jeunes garçons et l'éduca-
 tion professionnelle manque entièrement. Pour les filles des
 maisons aisées, l'éducation, malgré les programmes de nos
 pensionnats en vogue, est superficielle ; elle ne vise qu'à
 l'agrément quand il faudrait chercher l'utile. L'auteur croit
 donc à la nécessité d'une organisation plus forte de l'éduca-
  tion des femmes. Il veut qu'elles abordent la science sans
 redouter le ridicule; si notre grand comique, à l'aide du bon
  sens public , a fait rire aux dépens des Philaminte et des
  Bélise, le fouet de sa satire ne frappe pas moins rudement
 les Trissotin et les Vadius. Toute la question est de rendre
 la femme plus forte et plus capable, afin qu'elle prenne sa