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98                 I.E PREMIER PUITS ARTÉSIEN

Est-il déjà tombé do; son socle pourri;
Tandis que de Jésus l'arbre grandit sans cesse,
Et maintient jusqu'au bout l'éternelle jeunesse
    Du peuple Franc qui l'a nourri?

À l'est, au sud, au nord, jusqu'aux bornes des mondes,
Le chrétien est partout ; partout maître des ondes,
Partout dominateur de la terre et des cieux !
Les éléments domptés -viennent tous à leur aide.
Le feu leur obéit, et la foudre leur cède ;
     La vapeur travaille pour eux.

Et toi, dans l'Oued-Riv, et du Nil au Bosphore,
0 malheureux Islam, si tu te meus encore,
C'est qu'un souffle divin est descendu sur toi !
Pourquoi les vrais croyans, adorateurs du Livre,
Sans la pitié des Francs ne pourraient-ils plus vivre?
     0 grand prophète, réponds-moi !...

   L'Académie décerne à M. Edmond Py, professeur au col-
lège de Sorèze, une médaille de cent francs.
   Elle décerne une récompense de la même valeur à M. Vial
(J.-B.), avocat à Lyon, auteur du n° 4, pièce bien différente,
puisque ce n'est rien moins qu'un poème en dix chants, rem-
pli des scènes les plus variées, et dont le rhythme est heureu-
sement varié à son tour avec chaque scène. Ces dix chants
sont un peu longs, la facilité avec laquelle les vers sont écrits
ôte parfois à l'idée la précision nécessaire. Une étude appro-
fondie de l'Algérie que l'auteur connaît parfaitement, l'a en-
traîné dans quelques particularités qui nuisent à l'effet géné-
ral ; enfin le besoin de varier les tons amène ça et là des dispa-
rates , une application trop fidèle du précepte de mêler le
plaisant au sévère. Mais les contrastes de la vie africaine
sont peints à grands et larges traits, et il y a tels tableaux
qui semblent une imitation poétique de ceux de l'auteur de