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                      DANS LE SAHARA.                      9»

la Smala. Paraît d'abord le général Desvaux, qui s'avance
vers l'Oued-Riv:
  C'était un jeune chef, un de ces capitaines
  Qu'ont si vite bruni nos luttes africaines,
  Et qui, malgré l'orgueil d'un peuple indifférent,
  De la France là-bas ont fait le nom si grand.
  Les Libans qu'il traverse en sa course pressée
  Le mènent vers Tongourt, sentinelle avancée,
  Aire où l'aigle repose, attendant sans témoin
  Le signal de porter son vol en cor plus loin.

  La tribu va lever ses tentes,
  Car des grands réservoirs la richesse est usée

   Le départ s'apprête d'une manière simple et saisissante;
les Arabes sont muets et résignés.
  C'est Allah qui le veut!., nulle plainte rebelle.
  Tout adore et se tait. Mais ce calme rappelle
  Ce moment solennel de silence et d'horreur,
  De l'orage qui vient muet avant-coureur.

   Plus loin nous assistons à l'opération du sondage et à
ses nombreuses péripéties. L'auteur a le talent de bien grou-
per ses personnages et de caractériser la physionomie par-
ticulière de la scène sans pourtant charger le tableau. Le
levier gigantesque mis en mouvement par nos soldats :
  La pointe dans le sol, comme un glaive est entré.
   Tantôt il pénètre sans effort, tantôt au contraire il s'ar-
rête et se brise sur le roc. Les travailleurs ne peuvent
suffire.
  Et le bras malgré lui tombe et se sent lassé.

  11 faut que les Arabes viennent a leur aide. L'aptitude des