page suivante »
pourrait-on encore disposer la SPERLING.
scène de façon que le ridicule ri- Vous voulez encore travailler
val n'y vît que du feu ? aujourd'hui ?
SABINE. OLMERS.
Sans doute. Oui, on doit profiter du pre-
SPERLING. mier feu.
S'il est assez bête pour cela. SPERLING.
OLMERS. Vousavez raison.... écoutez...
Oh ! je vous en réponds. quand le roman serafini,pourrai-
SABINE.
je vous prier de m'en donner un
Par exemple, si la jeune fille exemplaire ?
donnait le rendez-vous à son OLMERS.
amant, en présence du rival ? Il doit vous être dédié (1).
SPERLING. (Il sort).
Bravo ! bravo ! cela donnerait
à rire. SCÈNE XIV.
SABINE.
On pourrait faire qu'il en rit SPERLING Seul.
lui-même.
SPERLING.
C'est trop d'honneur! Mon-
sieur, oh! trop d'honneur!.... Il
De mieux en mieux ! de mieux me semblait presque cependant
en mieux. (Il rit de tout son qu'il voulait s'amuser à mes dé-
cœur). pens....monsieur le romancier!..
SABINE.
Ecoutez ! les convives se reti- Il se gonfle comme un surintendant ! Cecclé-
rent. Bonne nuit, messieurs ! siastique).
Il espère de la gloire et de l'argent !,.. E h bien !
Demain nous en rirons davan-
Dieu le veuille !
tage : car sans doute monsieur
Que son roman par vingt critiques
Olmers préparera tout pour cela
Soit déchiré ! prenez y garde ! Je vivrai asseï
dès ce soir.
pour le voir.
OLMERS.
Certes, Je lui ai aidé de mon propre talent ;
A coup sûr. Sans moi.... il reculait comme une écrevisse ;
SABINE. « La jeune fille descendra dans la r u e . . . , »
Eh bien ! alors, au revoir ! C'est moi qui lui ai soufflé le mot !
(Elle sort). (ILSOST).
(t) Cette scène a été plusieurs fois mitée par nos auteurs comiques; no-
lamment par M. Planard, dans un ma ivais opéra comique intitulé, l'Auteur
mort et vivant, joué en 1820.
FIN DU TROISIÈME ACTE.