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nlère heure peut sonner quand MADAME STAAR.
il plaira au ciel!... Oui, mainte- Courrez donc ! mettez-vous a
nant au nom de Dieu je serai genoux en montant l'escalier !
madame ! Le roi peut m'ap- Nicolas ! le roi est dans ta mai-
peler madame lant qu'il voudra! son !
Ecoutez ! 11 se promène là -haut
LE BOURGMESTRE, M. STAAR.
d'ici et de-là .... On reconnaît ce-
pendant que c'est un pas royal ! Comment ? Quoi ?
Si je pouvais seulement changer SPERLING.
de place. Si je pouvais l'appren-
dre à mon fils pour qu'il ne man- Le roi !
que pas de respect.... LE BOURGMESTRE.
Ma mère, pas de confusion.
SCÈNE V. MADAME STAAR.
La ! C'est à présent que la
LE BOURGMESTRE,M. STAAR, confusion va commencer. Tout
SPERL1NG, Mme STAAR. Kraehwinkel sera en confusion !
MADAME STAAR. Il est là ! vous dis-je, il est là !
Semblable au seigneur, qui fai-
Vous -venez enfin? Voyez! je sait son entrée sur un âne, il t'a
suis là assise, et qui sait si je me choisi, Nicolas, mon fils ! Il est
relèverai jamais. entré dans ta maison. O heureux
LE BOURGMESTRE. bourgmestre et doyen des an-
Que vous est-il arrivé, ma ciens !
mère? LE ROURGMESTRE.
MADAME STAAR. Ma mère, je vous prie de vous
Je vous le dirai en peu de expliquer; car je ne sais plus si
mots.... Je veux vous faire con- je porte sur mes épaules une tête
naître ce grand secret.... et en- ou un moulin à vent.
suite aller dans ma chambre et MADAME STAAR.
chanter à voix haute un psaume Voilà ! voilà le portrait de
d'action de grâce. notre bon roi ! maintenant, voyez
M. STAAR. vous-même : est-ce lui, ou n'est-
Que raconte notre mère ? ce pas lui ?
MADAME STAAR. LE BOURGMESTRE.
Où est votre hôte? L'étranger, trait pour trait.
SPERLING. M. STAAR.
11 va venir. C'est ma foi vrai !
MADAME STAAR. LE BOURGMESTRE.
Personne près de lui ? Mais, ma mère, comment sa-
LE BOURGMESTRE. vez-vous....?
Pas une ame. Sabine voulait MADAME STAAR.
rester avec lui, mais je l'ai en- N'ai-je pas vu son grand-père
voyée à la cuisine. il y a quarante ans ? et son petit-