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fils n'est-il pas moulé sur lui- LE BOURGMESTRE.
même ? Je te le dis, voilà son Alors nous n'avons pas besoin
portrait : et sa personne sacrée de cloches. Mais il faut devant la
se promène au dessus de nos maison une garde d'honneur.
têtes. MADAME STAAR.
M. STAAR.
Nous y sommes ! 11 voyage in- Devant notre maison ! Si je
cognito. vois une garde d'honneur, je
SrERLTNG. prends une attaque d'apoplexie.
Le père de la patrie dans une SPERLING.
carrière ! Le "voilà !
LE BOURGMESTRE.
MADAME STAAR, VCUt Se UWT.
Ah ! mon Dieu ! Eh ! que faire
maintenant? 11 faut rassembler la Mon Dieu ! mon Dieu !
garde bourgeoise avec le vieux LE BOURGMESTRE.
tambour. Un peu de courage.
SPERLING.
Et la compagnie des arquebu-
siers avec leur bannière. SCÈNE VI.
M. STAAR. OLMERS, LES PRÉCÉDENTS.
Et le magistrat avec les or- OLMERS.
phelins. Une maison fort commode en
MADAME STAAR. vérité , cher bourgmestre , et
Hélas! pourquoi feu mon mari une vue ravissante. J'espère pas-
ne vit-il plus ! ser ici des heures agréables.
LE BOURGMESTRE. LE BOURGMESTRE.
Mais est-ce bien certain ? Très gracieux souverain
M. STAAR. OLMERS.
Comment, mon frère, pouvez- Comment ?
vous encore douter ? Notre mère M. STAAR.
n'a-t-elle pas vu son grand-père ?
Votre royale majesté
SPERLING.
OLMERS.
Le portrait ne laisse rien à Quoi?
contester. SPERLING.
MADAME STAAR.
Glorieux monarque....
C'est le roi, je te le dis. OLMERS.
LE BOURGMESTRE.
Vous jouez-vous de moi ?
Il faut mettre en branle toutes
MADAME STAAR.
les cloches pour rassembler la
bourgeoisie. Oint du seigneur....
MADAME STAAR. OLMERS.
Les deux cousines sont déjà Sommes-nous donc etu six
parties. janvier?