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Le sujet est trop vaste, et mon vers incertain
Faillirait, sous ma plume, Ã cet essor lointain.
Qu'ai-je besoin, d'ailleurs, d'exciter en vos âmes
Le feu sacré des arts et ses ardentesflammes?
Sans faiblir, poursuivons le but de nos efforts :
Ne formons qu'un faisceau, nous en serons plus forts.
Epurons au foyer le métal de notre œuvre,
Où mordra vainement la dent de la couleuvre,
Et puissions-nous, enfin, sur un sol vierge encor
D'un art venu des cieux planter le rameau d'or !
Henri DE CHAPONNAY.
EPITRE
eut cnoeaacâeu^' t/uite iie uéferoùre fil.
De tant d'amours divers que tout mortel ressent,
L'amour du sol natal est le plus innocent ;
Ses plaisirs sont les seuls que jamais on oublie ;
A leur doux souvenir un nœud sacré nous lie.
Gardons-nous d'affaiblir le penchant éternel
Qu'on éprouve en tout lieu pour le toit paternel.
Mais ce n'est déjà plus le modeste domaine
(1) Sous l'obligeante forme de l'épître, M. Florimond Levol nous adresse
une spirituelle satire. Nous n'aurons pas l'égoïsme de la garder pour nous
seul. Dans les portraits que sa fantaisie s'est plue à tracer, aucun de nos col-
laborateurs ne trouvera le sien ; ce sont là des types de convention, des figu-
res dont les traits nous sont inconnus. Nous voudrions avoir plus souvent la
collaboration de notre officieux critique, car nous ne pensons pas, ainsi
, qu'il le dit avec quelque malice,
Qu'aisément aujourd'hui le talent se remplace.
Le Directeur de la Revue,
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