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consistait â fabriquer des vases de métal. Je ne puis citer â l'appui
de cette assertion qu'un seul passage des anciens, mais il est clair
et précis. Grâce surtout au mot grec correspondant qu'il a mis
à la suite. C'est cette phrase de Quintilien, écrivain dont la
parole fait autorité : Nam si quœram quœ sit materia statuarii,
dicetur œs : si quœram quœ sit excusons, id est, ejus fabricœ
quam Grœci yralTtzwrmw vacant, simililer œs esse respondeant. At-
qui plurimum a statuis dijferunt vasa (1). Acette première donnée,
encore éloigné de notre objet, il faut en joindre une autre qui nous
en approche davantage. Plus tard, on retrouve cette même expres-
sion appliquée spécialement aux artistes qui fabriquaient les vases
d'argent, mais altérée d'une manière assez notable et changée en
exclusor : c'est ce que nous apprend un passage de saint Augustin.
Expliquant ces paroles du roi prophète, dans la Vulgate : ut exclue
dant eos qui probati sunt argento (2), le grand évèque d'Hippone
dit : Unde et in arte arqentaria exclusores vocantur, qui de con-'
fusionemassœ, noverunt formant vasis exprimere (3). Il exprime
la même pensée dans un autre endroit et à peu près dans les mê-
mes termes (4); et Du Cange, qui a cité le premier de ces pas-
sages indique d'autres exemples de l'emploi du mot exclusor, Ã une
époque postérieure (5).
Il résulte de ce rapprochement que les dénominations d'excusor
et exclusor se donnaient assez indifféremment à ceux qui faisaient
des vases en métal ; et c'est une raison pour admettre que, dans no-
tre inscription, EXCLVSSORatout-Ã -fait le sens qu'aurait eu, qu'a-
vait, du temps de Quintilien, le terme EXCVSSOR,ouEXCVSOR(6),
terme plus exact peut-être, ou du moins plus rationnel. Ainsi Poti-
(1) Orat. institut., H, 21.
(2) Psalm., LXVIt,31.
(5) Enarrat.in Psalm., LXVII, 39, Op., tom. IV, col. 685.
(4) lbid.,UY, 22; col. 513.
(5) Glossar. med. et inf. latinit. ad voc. Exclusor.
(6) Je n'ai pas besoin de rendre raison du redoublement de la lettre SS ï
les exemples en sont trop nombreux : il n'est personne qui n'ait observé no-
tamment l'usage fréquent de caussa pour causa.