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337 expliquer cette matière. » Il est difficile, dit M. Jourdan, de pousser plus loin le fanatisme ; mais nous lui ferons ob- server que Barra n'est pas le seul écrivain qui ait essayé d'enlever à Harvey le mérite de la découverte de la circula- tion du sang. Le P. de Colonia, dans son Histoire littéraire de Lyon, tome n , page 7 3 8 , veut que l'auteur original de cette découverte soit le P. Honoré Fabri, jésuite, né dans le Bugey, vers 1607, et qui fut professeur de phy- sique et de philosophie au collège de la Trinité, où, pen- dant plus de cinquante années, il débita, enseigna et dicfa- le dogme de la circulation du sang. Mais, après tout, re- marque le P. de Golonia, il se peut fort bien faire que deux personnes, ou même davantage, aient eu les mêmes idées. On sait, ajoute-t-il, q u e , suivant l'opinion com- mune, Fra-Paolo, Aquapendente, avec quelques autres, et Hippocrate même avec Aristote , ont partagé avec le médecin anglais la gloire de cette découverte. Le P. de Colonia aurait pu citer aussi le rhéteur Longin, et ren- voyer au chapitre XXVI de son Traité du Sublime. V. L'Usage de la glace, de la neige et du froid. A Lyon, chez Antoine Geiller, 1676, in-12; — e t avec un titre raffraîchi : à Lyon, chez Jean. Viret, 1696. Voici le j ugement que le docteur Jourdan porte dece traité : « Barra prodigue de grands éloges à l'eau glacée, qu'il assure être un excellent remède dans Todontalgie, l'oph- thalmie, la dyssenterie et la pleurésie. Son opuscule con- tient des faits intéressants, et mériterait d'être lu par celui qui voudrait enfin fixer les idées des praticiens sur l'emploi de la glace dans les maladies aiguës. » Nous avions donc raison de dire que toutes les pro- ductions de Barra ne méritent pas l'épithète de miséra- bles, que leur a donné le docteur Jourdan. 22