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  haire de Lyon, membre de l'Académie royale des sciences,
 belles-lettres et arts ; de la Société royale d'agriculture de
 la même ville , e t c . , etc. * était né à Aurillac, département
 du Cantal, le 20 avril 1775. Son père , premier huissier au
 baillage et siège présidial de la capitale de la Haute-Auvergne,
 place alors fort honorable , était un homme doué de beau-
 coup d'esprit et de savoir. Persuadé que l'éducation des
 enfants est le premier et le plus important devoir du père
 de famille, il avait fait donner à son fds toute l'instruction
 qu'on pouvait recevoir, à cette époque, dans une petite ville
 de province. Le jeune Grognier sut répondre à la sollicitude
 paternelle; il fit ses classes avec distinction au collège d'Au-
 rillac, où il eut pour condisciple M. T o u r d e s , professeur à
 la Faculté de Médecine de Strasbourg, se fit distinguer par
 la bonté de son cœur, par l'aménité de son caractère, par
 beaucoup de facilité et une grande mémoire ; il se fit aimer
 de ses condisciples et de ses professeurs , remporta des prixj
 et à seize ans il avait terminé ses études, y compris la phi-
 losophie. « Depuis bien des a n n é e s , écrivait M. Grognier, le
 21 juin 1824, on n'avait pas vu au collège d'Aurillae de phi-
 losophe si jeune.
    « Il s'était destiné d'abord, eonlinue-t-il en parlant de lui ,
dans ses notes inédites , à l'état ecclésiastique, à cause d'un
Oncle chanoine qui devait lui résigner son bénéfice; mais
cet oncle, l'abbé Bruol, fut obligé de quitter le pays pour
refus de serment à la constitution civile du clergé. Son neveu,
qui ne songeait plus à l'étal ecclésiastique, se rendit à Bor-
deaux pour y étudier l'hydrographie , afin d'entrer dans la
marine marchande. C'était sur la fin de l'Assemblée Consti-
tuante. Il passa tout son temps à lire les journaux, les nou-
veautés politiques, à écouter, au club des Amis de la Consti-
tution, les Vergnaud, les Guadel, les Ducos , les Gensonné.
11 ne manquait pas une seule séance de ce club. La voix pa-
triotique de Vergnaud retentit encore à son oreille (juin
 1824).