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clair-obscur placées au dessous, sont si lumineuses qu'elles
éclipsent le sujet principal. Au total, cette œuvre resta
bien inférieure à celle de Price et de Péckitt qu'on voit
dans la même église, et qui appartiennent à la vieille école.
 Un autre ouvrage de Jarvis, la Résurrection d'après West,
représenté sur la grande fenêtre du chœur de la chapelle
de Saint-George à Windsor, est encore moins réussi. A
peine s'il perce quelque jour à travers les parties sombres
du tableau tandis que les lumières elles-mêmes sont
entièrement affaiblies par des teintes mal déterminées(i).
    Dans la nouvelle direction que l'art des vitraux avait
prise en Angleterre, et que la chimie moderne avait puis-
samment aidée, le rejet des liens de plomb était devenu
 nécessaire, mais il fallut conserver la monture en fer dont
l'effet est bien plus fâcheux que lorsque ces lignes épaisses
se confondent avec celles des plombs. Cette manière
nuisit aussi à la solidité : les anciens vitraux sont assez
forts pour supporter l'échelle la plus pesante, tandis que
les grands verres des Anglais se brisent au moindre choc.
Quoiqu'il en soit l'art des peintres verriers a fait des pro-
grès en Angleterre depuis l'époque de Jarvis ; on a pu.
voir à Paris dans la chapelle de la Chambre des Pairs, des
vitres peintes par M. Collins qui étaient fort remarquables.
D'autres vitres exécutées depuis sur les dessins de M. Abel
de Pujol, ont fourni aux artistes anglais l'occasion de
développer toutes les richesses de leur palette. Mais il
est un pays où l'art gothique et toutes les branches de l'art
qui s'y rapportent, sont, depuis quelques années, l'objet


   (1) Les dépenses furent couvertes par une souscription publique à laquelle
le roi contribua pour 1200 liv. sterlings. Le prince deGallespour 200, et les
ducs d'York et de Clarence pour 100 chacun.