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202 clair-obscur placées au dessous, sont si lumineuses qu'elles éclipsent le sujet principal. Au total, cette œuvre resta bien inférieure à celle de Price et de Péckitt qu'on voit dans la même église, et qui appartiennent à la vieille école. Un autre ouvrage de Jarvis, la Résurrection d'après West, représenté sur la grande fenêtre du chœur de la chapelle de Saint-George à Windsor, est encore moins réussi. A peine s'il perce quelque jour à travers les parties sombres du tableau tandis que les lumières elles-mêmes sont entièrement affaiblies par des teintes mal déterminées(i). Dans la nouvelle direction que l'art des vitraux avait prise en Angleterre, et que la chimie moderne avait puis- samment aidée, le rejet des liens de plomb était devenu nécessaire, mais il fallut conserver la monture en fer dont l'effet est bien plus fâcheux que lorsque ces lignes épaisses se confondent avec celles des plombs. Cette manière nuisit aussi à la solidité : les anciens vitraux sont assez forts pour supporter l'échelle la plus pesante, tandis que les grands verres des Anglais se brisent au moindre choc. Quoiqu'il en soit l'art des peintres verriers a fait des pro- grès en Angleterre depuis l'époque de Jarvis ; on a pu. voir à Paris dans la chapelle de la Chambre des Pairs, des vitres peintes par M. Collins qui étaient fort remarquables. D'autres vitres exécutées depuis sur les dessins de M. Abel de Pujol, ont fourni aux artistes anglais l'occasion de développer toutes les richesses de leur palette. Mais il est un pays où l'art gothique et toutes les branches de l'art qui s'y rapportent, sont, depuis quelques années, l'objet (1) Les dépenses furent couvertes par une souscription publique à laquelle le roi contribua pour 1200 liv. sterlings. Le prince deGallespour 200, et les ducs d'York et de Clarence pour 100 chacun.