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203 d'une sollicitude non moins vive et d'une étude mieux dirigée qu'en Angleterre. L'art des vitraux abandonné en Allemagne depuis le XVII e siècle a reconquis la considé- ration et l'importance qu'il mérite. La Bavière a encou- ragé, la première, la renaissance de l'art, et lui a même donné une impulsion nouvelle. En 1827, le roi Louis commanda deux vitrauxpourla cathédrale de Regensboui'g, dont le chœur possédait déjà de très beaux ouvrages des anciens maîtres. On doit à cette grande entreprise et au mérite des artistes distingués qui y ont travaillé le degré de perfection où l'art est parvenu. Il n'est point aujourd'hui au dessous de ce qu'il était aux XV e et XVI e siècles, et, sous quelques rapports, il est même en progrès, sans pourtant s'être éloigné de son but primitif. Evitant l'erreur des artis- tes anglais, faibles imitateurs de la peinture à l'huile, les Allemands ont conservé le caractère particulier à la pein- ture sur verre 5 ils ont imité la richesse de coloris des vitraux peints aux meilleures époques, en adoptant le même mode d'exécution. Ils ne brûlent sur le même morceau de verre qu'une ou deux couleurs, tout au plus, et les join- tures des verres sont faites de manière à suivre les contours de leurs diverses parties. Speth, dans son traité historique de la peinture sur verre, cite avec éloge M. Franck, directeur de la manu- facture de Nuremberg, à qui fut confié le premier travail de ce genre. Les dessins, qui furent exécutés sur les pre- mières croisées, composés dans le goût de l'école allemande, appartiennent au professeur Hess. Us représentent les quatre évangélistes de cinq pieds de haut, et une série de bustes des premiers pères de l'église et des premiers mar- tyrs. Ces fenêtres ont été placées sur le fronton de l'église de Régensbourg. Ces premiers essais furent d'abord trouvés