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d'une sollicitude non moins vive et d'une étude mieux
dirigée qu'en Angleterre. L'art des vitraux abandonné en
Allemagne depuis le XVII e siècle a reconquis la considé-
ration et l'importance qu'il mérite. La Bavière a encou-
ragé, la première, la renaissance de l'art, et lui a même
donné une impulsion nouvelle. En 1827, le roi Louis
commanda deux vitrauxpourla cathédrale de Regensboui'g,
dont le chœur possédait déjà de très beaux ouvrages des
anciens maîtres. On doit à cette grande entreprise et au
mérite des artistes distingués qui y ont travaillé le degré
de perfection où l'art est parvenu. Il n'est point aujourd'hui
au dessous de ce qu'il était aux XV e et XVI e siècles, et, sous
quelques rapports, il est même en progrès, sans pourtant
s'être éloigné de son but primitif. Evitant l'erreur des artis-
tes anglais, faibles imitateurs de la peinture à l'huile, les
Allemands ont conservé le caractère particulier à la pein-
ture sur verre 5 ils ont imité la richesse de coloris des
vitraux peints aux meilleures époques, en adoptant le même
mode d'exécution. Ils ne brûlent sur le même morceau de
verre qu'une ou deux couleurs, tout au plus, et les join-
tures des verres sont faites de manière à suivre les contours
de leurs diverses parties.
   Speth, dans son traité historique de la peinture sur
verre, cite avec éloge M. Franck, directeur de la manu-
facture de Nuremberg, à qui fut confié le premier travail
de ce genre. Les dessins, qui furent exécutés sur les pre-
mières croisées, composés dans le goût de l'école allemande,
appartiennent au professeur Hess. Us représentent les
quatre évangélistes de cinq pieds de haut, et une série de
bustes des premiers pères de l'église et des premiers mar-
tyrs. Ces fenêtres ont été placées sur le fronton de l'église
de Régensbourg. Ces premiers essais furent d'abord trouvés