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« sans effet. » Les vitres de Dièpenbecke jouirent d'une
grande réputation dans leur temps, il paraîtrait pourtant
que ces succès ne contentèrent pas l'artiste car il aban-
donna les vitraux pour les ressources plus larges de la
peinture à l'huile. Cette défection découragea sans doute
ses contemporains, car peu d'années après la peinture sur
verre fut un art perdu dans les Pays-Bas.
   Les peintres verriers de France ne voulant pas rester
au dessous des artistes d'Italie qui se faisaient remarquer
par l'harmonie qu'ils introduisaient dans l'effet d'ensemble,
s'adonnèrent alors au genre grisaille, qui obtint quelques
succès, mais les ligatures de plomb faisaient un mauvais
effet sur ces teintes légères ( i ) ; cette méthode fut aban-
donnée et l'art des vitraux mourut avec elle.
   Tandis que l'Europe presqu'entière renonçait à la pein-
ture sur verre, l'Angleterre l'accueillait et la nationalisait
chez elle, mais loin de se rapprocher de l'art ancien elle
prit une route nouvelle ; on exécuta des tableaux entiers
sur une seule pièce de verre dont la dimension et les
risques de la cuisson rendaient les frais énormes ; mais
ces obstacles ne ralentirent pas les progrès de ce nouvel
art, dont tous les efforts se dirigèrent vers l'imitation
 aussi exacte que possible de la peinture à l'huile ; les
compositions sur verre ne furent plus que des copies
transparentes des tableaux des grands maîtres. En 1777
Jarvis exécuta sur la fenêtre occidentale de la chapelle de
New Collège à Oxford une immense composition repré-
sentant la Nativité,     d'après les cartons de Reynolds.
 Suivant l'idée poétique du Corrège, la lumière semble
jaillir de l'enfant ; des figures allégoriques peintes en

  (1) Voir Anet, Ecoueiv.