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201 « sans effet. » Les vitres de Dièpenbecke jouirent d'une grande réputation dans leur temps, il paraîtrait pourtant que ces succès ne contentèrent pas l'artiste car il aban- donna les vitraux pour les ressources plus larges de la peinture à l'huile. Cette défection découragea sans doute ses contemporains, car peu d'années après la peinture sur verre fut un art perdu dans les Pays-Bas. Les peintres verriers de France ne voulant pas rester au dessous des artistes d'Italie qui se faisaient remarquer par l'harmonie qu'ils introduisaient dans l'effet d'ensemble, s'adonnèrent alors au genre grisaille, qui obtint quelques succès, mais les ligatures de plomb faisaient un mauvais effet sur ces teintes légères ( i ) ; cette méthode fut aban- donnée et l'art des vitraux mourut avec elle. Tandis que l'Europe presqu'entière renonçait à la pein- ture sur verre, l'Angleterre l'accueillait et la nationalisait chez elle, mais loin de se rapprocher de l'art ancien elle prit une route nouvelle ; on exécuta des tableaux entiers sur une seule pièce de verre dont la dimension et les risques de la cuisson rendaient les frais énormes ; mais ces obstacles ne ralentirent pas les progrès de ce nouvel art, dont tous les efforts se dirigèrent vers l'imitation aussi exacte que possible de la peinture à l'huile ; les compositions sur verre ne furent plus que des copies transparentes des tableaux des grands maîtres. En 1777 Jarvis exécuta sur la fenêtre occidentale de la chapelle de New Collège à Oxford une immense composition repré- sentant la Nativité, d'après les cartons de Reynolds. Suivant l'idée poétique du Corrège, la lumière semble jaillir de l'enfant ; des figures allégoriques peintes en (1) Voir Anet, Ecoueiv.